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Mailman de J. Robert Lennon.

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N U M E R I S T A
A N T H O L O G I E   D E   N O U V E L L E S
À
   L I R E   À   T Ê T E   R E P O S É E

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Quelques explications.

Numerista est le recueil numéro I de Monsieur Toussaint Louverture, là où Les Préliminaires devaient vous mettre en jambe – vous donnez un aperçu – l'eau à la bouche – Numerista est vraiment le type de livre que nous aurions aimé trouver en librairie (ici notre argument marketing), un petit bouquet d'histoires foutrement bien écrites qui ne vous laisseront pas indifférents (parce que vous avez un cœur et des tripes). Si nous avons créé MTL (mais c'est vrai ça, au fait, pourquoi?), c'était pour arriver à publier des textes, des histoires comme ça ; des auteurs qui sortent de nulle part et qui d'un trait nous désarment, ils ont tellement envie de vous rencontrer.

Tulio Caetano

Techniquement, Numerista se présente comme un livre ordinaire de 16,5 cm par 23,5, un grand livre ordinaire de 10 euros seulement. Il contient 176 pages de surprises et nous avons fait notre possible pour donner aux auteurs que nous aimons (même Julien Campredon) le meilleur écrin pour ces bijoux d'histoires qu'ils ont bien voulu nous faire passer pour que nous les fassions passer à notre tour (ce monde merveilleux de l'édition entre jeunes gens en colère et personnes de bonne volonté). Voici donc les auteurs géniaux et des extraits de leurs textes :

UNHAPPY END
par le surprenant Guillaume de La Croix.
« Je n’ai pas peur de mourir. Non, en réalité, j’ai plutôt peur de mal mourir, de mourir dans la honte ou dans la souffrance, de mourir au mauvais endroit, au mauvais moment.»

VARIATION AUTOUR DE L'ILLUSTRE SCÈNE DE LAFFREY
par le délicat Cyril Pizoird.
« Onomatopée. Toc. Toc. Toc. Napoléon toque à la fenêtre. Quoi encore ? “Une faute d’orthographe !” Le vieux m’emmerdait. Parasite ! Trou du cul ! Vermine ! Ouste ! Retourne noyer tes manies dans le rhum ! Silence.»

SPYDER
par le mystérieux Thierry Acot-Mirande.
« Un jour d’été, une très jeune femme découvrit une porte, un passage plutôt, elle entra, elle éprouva le sentiment déchirant qui touche à la maison de l’enfance et aux traces qu’elle a laissées pour toujours dans l’âme vagabonde. Elle prit une décision ; elle habiterait ici. Et c’est ainsi que commence cette histoire. Le nom de la jeune femme, c’est Spyder

SULLE ROVINE/SUR LES RUINES
par le charmeur Franck Rouanes.
« Je me suis installé dans le sens de la marche. Je tourne ainsi le dos à d’où je viens. Je pars, donc, puis me lève soudain : j’abaisse à ma gauche la fenêtre à guillotine du compartiment et me penche au dehors, malgré la mise en garde, – mon visage alors giflé par le vent… Je me retourne une dernière fois sur elle ; sur moi…»

LA NOUVELLE HISTOIRE
par l'incroyable Marie Bouts.
« M’ont eu, les ordures.
Le colosse m’a fait tomber

Tulio Caetano

BRÛLONS TOUS CES PUNKS POUR L'AMOUR DES ELFES
par l'insupportable Julien Campredon.
« Aujourd’hui le plus curieux c’est que – même ma promotion – tout m’indiffère. Je n’aime pas l’hiver. Du coup je préfère prendre mes vacances en été et donc, désireux de fouler de belles moquettes, j’ai suivi à partir de décembre dernier un stage dans un service de direction de la Culture.»

LE SYNDROME DU SABLIER
par le silencieux Frédéric Legros.
« Eddy claqua la portière de sa ford Mustang 1973 et se mit une Pall Mall à la bouche. Il sortit son Zippo 50 et joua du chalumeau pour allumer sa clope. Ed, comme on l’appelait dans sa vallée, allait mourir d’un cancer métastasé à 56 ans, les poumons aussi noirs que son trou du cul. Mais aujourd’hui, il venait d’avoir 21 ans et à 21 ans, comme on dit, on a la santé.»

VIENT VITE LA MONTAGNE À DOUCEMENT DESCENDRE
par l'étrange Sarah B.
« Direct dans 5 minutes, c’est la voix dans mon oreille. Parce que cette vieille vision des choses, comme quoi il y a les messages et il y a les messagers. Il faut bien dire que ça marche dans les deux sens. Selon Simon, la plupart des gens n’ont aucune opinion réellement personnelle à propos de la télévision. À propos de ce qu’est la télévision.»

Et bien entendu la participation surprise de Serge Meitinger, Martine Prunier, Luc Santolini, Jean Vilain, Philippe de Jonckheere, Édouard Marsal, Alain Sevestre, Benoït Bories, Anna-Maria Bigot, John Kador, Sonia Marques et Laurent Decazeviele.

Nous espérons sincèrement que ce recueil vous plaira, parce que comme d'habitude : nous y avons tout mis, toute notre passion, tout notre temps, tout notre argent et tout notre amour.

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S I   V O U S   A V E Z   D E S   Q U E S T I O N S ,
U N   E X P E R T   H A U T
E M E N T   Q U A L I F I É
P E U T   V O U S   R É P O N D R E ,
E N F I N .

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Et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur nos merveilleux auteurs, souvent ça aide de savoir qu'un auteur est mondialement connu pour acheter son livre.

MARIE BOUTS est née et a grandi dans le Sud-Ouest, elle vit et travaille dans le Nord-Est, en ville. Elle invente des stratégies de promenade et cherche le rythme de la pensée lente. Elle coud ses pensées dans un manteau. Elle imagine une ville fondée sur des rapports de contrôle et d’exclusion, dans laquelle les humains se libèrent par la parole (Le Chemin de Ronde). Elle va servir des verres de rouge aux clochards dans des verres à pied et recueille leurs paroles (La Nouvelle Histoire). Elle se livre à une manie quotidienne : dessiner les moments vécus et cartographier les espaces entre les gens. Fait des tentatives répétées d’envol au moyen de deux cagettes à légumes cousues sur ses manches. Fait parler les maisons. Photographie le monde pour s’assurer que les autres sont bien là et qu’il est possible de vivre.

SARAH B. ne mange pas les enfants, ni ne se protège du soleil avec une crème solaire. Ce n’est pas le genre de personne à avoir grandi quelque part. Elle ne s’embarasse pas de bagage quand elle voyage, selon le principe qu’elle ne peut pas tout prévoir, alors elle ne voyage pas.

Tulio Caetano

CYRIL PIZOIRD est étudiant en droit et sciences politiques à Bordeaux.

FRANCK ROUANES nous parle de sa rencontre avec Monsieur Toussaint Louverture : « C’était un dimanche. J’étais descendu à Toulouse. Avec O…, on se promenait. Vers la prairie des filtres. Je sais pas si tu vois où c’est ? » Je vois à peu près. « Bon. On marche, tranquille, on discute et puis soudain au milieu de la prairie, un cercle de tentes se dresse devant nous. On entend un tambour, un fifre. Un grand feu crépite au centre du cercle et un très jeune soldat accroupi près du feu boit son café brûlant dans un récipient métallique. Quelques chasseurs traînent, achèvent un déjeuner frugal mais arrosé. Trois artilleurs plus loin sous une des tentes bourrent des balles pour leurs fusils, modèle 1778. Un maréchal d’Empire s’apprête à passer en revue derrière le tambour et le fifre une escouade de hussards bien brossés quand surgit un général noir, d’époque : avec tricorne, et tout… » Et après ? « Et bien après, ce monsieur m’a demandé de rédiger une courte notice biographique à l’attention de quelques amis possibles. » Il n’y a pas une philosophe qui rédigeait toute biographie comme ça : “ Il est né. Il a travaillé. Il est mort ” ? Heidegger, n’est-ce pas ? « Oui. Je crois. » Et t’es même pas mort. « Non. Je ne crois pas. » J’attendrai que tu sois mort pour lire quelque chose de toi. « Attends toujours : j’ai tout juste vingt-cinq ans ! » Tu ne crois tout de même pas sérieusement que t’as de l’avenir ? «Raclure… »

FRÉDÉRIC LEGROS a 24 ans, c’est un petit barbu à lunettes. Il est avant tout scénariste de bande-dessinée. Dans ses bédés, il raconte souvent des histoires d’ours costauds et de petites fées qu’affectionnent beaucoup les enfants. BREF, tout le contraire de ce qu’il peut écrire. À part ça, dans la vie, il aime bien certaines nouvelles de H.P. Lovecraft, la cuisine italienne et la bédé que certains trouvent mal dessinée... Il aime aussi beaucoup les gens patients qui le laissent parler pendant des heures.

THIERRY ACOT-MIRANDE, né quelque part à Boulogne sur Seine (France) dans la seconde moitié du vingtième siècle, est un écrivain errant. Même s’il possède une adresse administrative ; l’errant, à l’origine, est quelqu’un qui ne sait pas où il va, qui ne l’a pas déterminé au préalable, tandis que le nomade connaît toujours ses chemins, ses relais, il a les étoiles pour le guider. L’errant, c’est un apprenti d’ailleurs, quelqu’un qui expérimente au fur et à mesure ses chemins, qui les invente. Publications symétriques : deux romans et deux recueils de poèmes (Odin éditions, Akimbo/Gilbert Salachas), une nouvelle dans l’anthologie d’Alain Pozzuoli, Le Sang des écrivains (éditions A Contrario). Collabore à Monsieur Toussaint Louverture, publie des essais dans La Sœur de l’Ange. Prépare un ouvrage de référence sur les infiltrations extraterrestres dans nos cultures contemporaines.

Tulio Caetano

GUILLAUME DE LA CROIX, guidé par une inlassable curiosité et une énergie sans fin, a profité de ses premières années d’homme majeur pour exercer de nombreux petits boulots. Il a été notamment cosmonaute, ministre, pilote de F1, chirurgien plasticien et danseur étoile. Pourtant, c’est en restant tout simplement chez lui un dimanche après-midi pluvieux qu’il a trouvé sa véritable vocation. Saturé de séries américaines et de jeux vidéo, il a éteint son poste, a pris un stylo, du papier et s’est enfermé en mars 2002 dans sa chambre. Il en est ressorti un an plus tard avec un roman intitulé Tom Cruise m’a volé ma vie. Encouragé par ses proches, Guillaume a alors adressé son manuscrit à son ancien camarade des Alcooliques Anonymes, Frédéric Beigbeder qui s’est empressé de le faire publier chez Flammarion où il est directeur littéraire. Présent en librairie depuis le 3 mars 2004, ce roman connaît un beau succès critique et public. À bientôt 30 ans, Guillaume de La Croix est un écrivain heureux. Il s’apprête, dans les semaines qui viennent, à s’enfermer de nouveau dans sa chambre pour une année.

JULIEN CAMPREDON est un enfoiré qui mange à tous les râteliers. Au dire du Représentant, il serait né en Avril 2004 lorsque ces deux hommes se sont rencontrés ; d’autres encore disent que Julien Campredon a déjà collaboré à des centaines de revues, dont le fameux numéro 72 de Brève. Enfin quoi, Julien Campredon est une légende et si vous interrogiez les éditeurs, ils seraient unanimes : il n’existe pas. Personnellement, je dirais que s’il existait, il aurait la tête d’un mec qui est né en 1978 et qu’il sent bon la violette. Curieusement, on ne trouve aucun numéro spécial du Magazine Littéraire sur Julien Campredon. Alors retenez ce nom et lisez braves gens : Julien Campredon Julien Campredon Julien Campredon Julien Campredon Julien Campredon Julien Campredon Julien Campredon Julien Campredon.

 

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E