Étonnante revue que voici. À l’heure où
c’est plutôt vers la minceur que vont les revues de littérature
Monsieur Toussaint Louverture n’en fait qu’à sa
tête et publie 224 pages, illustrées de nouvelles,
et plutôt des bonnes. À Marmande ? Pourquoi pas !
On y trouve de tout et presque tout, mais rien que du 1er choix,
ce n’est
pas si courant. Des choses glissées entre les pages, des dessins
à foison, d'un texte sur les livres, une jeune fille et un
violoncelle, une pièce manquante à un dossier archivé,
des poèmes, des pères et des épeires, la vraie
vie et la vraie vie de la littérature quoi, la vie de Monsieur
Toussaint Louverture. On peut les encourager, les remercier, les
embrasser par carte postale, ils adorent ça. Nous aussi.
Claude Chambard, La lettre d'Aquitaine.
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Une ouverture dans l’écriture
Normalement, personne n’achète de revues littéraires.
À moins de travailler dans l’édition ou d’être
prof de lettres, à la limite. Dommage, se sont dit une poignée
de jeunes gens marrants et doués, il y a deux ans. alors ils
ont créé Monsieur Toussaint Louverture, une
“nouvelle revue de nouvelles” plutôt surprenante.
Prenant le contre-pied de tous les travers du milieu littéraire,
ils ont réussi à la publier sans le soutien d’une
grande maison parisienne, depuis leur trou paumé, entre Toulouse
et Bordeaux. Avec un peu de chance, vous trouverez encore en librairie
le numéro 3. Dans ce recueil sous-titré “Aimez-nous,
aimez-nous, aimez-nous vite!”, on trouve “Bacchus, Thomas
Pynchon, Lovecraft, un voyeur, des araignées et pour la première
fois un reportage sur la Coupe du Monde de tricot”. Le dernier
numéro paru, lui, est une sorte de hors-série “spécial
poésie” et, cette fois, on a droit à des textes
de Richard Hell, Lydia Lunch ou encore Asia Argento. Mais avant tout,
Monsieur Toussaint Louverture aime qu’on (lui) écrive.
Jalouse, juin 2005. (Ça va en rendre plus d’un jalouse…)
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« Monsieur Toussaint Louverture est un sacré personnage,
sans doute, mais on ne sait rien de lui, si ce n'est qu'il donne son
nom à cette revue. Une "nouvelle revue de nouvelles"
qui m'aura été signalé dans un commentaire sur
ce blog, et que j'ai aussitôt commandé. Je ne suis pas
déçu, ce n'est rien de le dire, par le paquet reçu
par la poste. Une revue, peut-être, mais un vrai livre, assurément.
D'abord, signalons, c'est la moindre des choses, que les textes présentés
ici sont bons, voire excellents. Je vous souhaite de les découvrir
comme je l'ai fait, sans en savoir grand chose, si ce n'est qu'ils
sont intéressants, diablement. Et variés.
On trouve de tout ici, y compris des réflexions sur ce qu'est
un livre, ce qui se passe pendant les vendange, ou à quoi rêve
les téléopératrices de l'autre bout du monde
qui vous répondent dans un français impeccable que,
oui, vous pouvez souscrire une merveilleuse police d'assurance. On
trouve même des prospectus glissés entre les pages, et,
dans l'exemplaire que j'ai reçu, une photographie avec un texte
manuscrit au dos.
C'est beau, subtil, sérieux sans se prendre au sérieux,
plein d'humour, donc. Franchement une belle découverte. Merci.»
Livre du jour, mai 2005.
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« Après les “Préliminaires” et “Numerista”,
le troisième numéro de “Monsieur Toussaint Louverture”,
la nouvelle revue de nouvelles, affiche toujours aussi fièrement
son graphisme sobre et classieux, et son ton rafraîchissant.
À l'intérieur, sous le bandeau jaune et même dessus,
des textes vraiment drôles et des histoires inattendus. Pour
les gourmands (et aussi pour savoir où l'acheter) il y a du
rabe sur www.monsieurtoussaintlouverture.net »
Technikart, mai 2005.
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« Voici une revue à la présentation soignée
qui par ses références et ses appels enthousiastes en
direction du lecteur peut laisser perplexe. Farce potaches, culte
du non-sens ? Douze longs textes plus tard, toujours pas de réponses.
Toutefois, vous aurez silloné avec Monsieur Toussaint Louverture
des mondes incongrus et cocasses proposés par de jeunes auteurs,
tels Julien Campredon, qui nous offre une réécriture
toute décadente des vendanges sur fond de Clash, ou encore
Pierre Cendors – son grave et abouti Solander invite à
une quête mélancolique et métaphysique, celle
d’un écrivain oublié de tous. Signalons les illustrations
d’Anne Careil. »
Le Matricule des Anges, avril 2005.
L'énigmatique recueil
de Monsieur Toussaint Louverture.