Un Jardin de sable, d'Earl Thompson

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Tattoo,
le deuxième roman d’Earl Thompson,
bientôt en libairie !

Zébu Boy,
notre premier premier roman
français est d’une puissance
sombre.

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T A T T O O

U N   R O M A N
D ’ E A R L   T H O M P S O N

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Kansas, 1945, la paix n’arrange pas tout le monde. Jack a quinze ans, une mère qui tapine, un beau-père en taule, un passé inimaginable — entre violences et vices — et surtout un rêve : échapper à la misère en s’engageant dans l’Armée. Lui aussi veut dézinguer du Jap, connaître la gloire et s’envoyer en l’air. De Wichita à Shanghai, de l’Allemagne à la Corée, Jack trimballe un désir infini au cours d’une odyssée existentielle où, gifle comme caresse, tout est bon à prendre, du moment que ça laisse des traces. Avec sa voix de prolétaire, rauque et fougueusement explicite, Earl Thompson [1931 – 1978] a écrit un livre aux bords tranchants, aussi honnête qu’inoubliable. Tattoo est un immense roman d’apprentissage qui doit autant à Nelson Algren qu’à Edward Hopper. C’est le portrait poignant d’une destinée où les estropiés de la vie, ceux du mauvais côté de la barrière, échouent systématiquement à atteindre le bon. Une oeuvre qui transpire le vrai, où solitude et folie sont chevillées aux corps en sueur et aux âmes torturées, et où la dignité et l’envie de s’en sortir ne sont jamais des options.


« Je n’avais jamais rien lu de tel. D’accord, c’était rempli de sexe, de salauds, de crasse, d’alcool et d’une profonde pauvreté, mais, à sa façon triste et sordide, c’était également beau. »

— Donald Ray Pollock

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Un Jardin de sable
d’Earl Thompson
Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Jean-Charles Khalifa
1024 pages – 28,00 euros

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L ’ A U T E U R

« J’aimerais suivre Federico Fellini partout sur le tournage d’un de ses films, du début à la fin. Je pense que Jacques Brel a écrit les meilleures chansons des vingt dernières années. J’aime les musiques de Peggy Lee, Felicia Sanders, Jaye P. Morgan. Je pense que Miriam Makeba est la plus belle, la plus sensuelle des femmes en vie. Et j’aime bien Suzy Knickerbocker. Mais si on devait m’enfermer pour le restant de mes jours, je voudrais que ce soit avec Peter Ustinov… ou Sophia Loren… les deux ? J’irais dès demain. Et dans la cellule voisine, j’aimerais voir Lyndon Johnson et Allen Ginsberg… »

— Earl Thompson

Earl Thompson naît le 24 mai 1931 dans une ferme aux environs de Wichita dans le Kansas. On ne sait que peu de chose de sa jeunesse, mis à part que ses parents ne travaillent pas, qu’il est a des origines suédoises, qu’il est élevé par ses grands-parents, qu’il se rend à l’école publique de Wichita et qu’à quatorze ans, en 1945, il ment sur son âge pour s’enrôler dans la Marine. En 1949, il sert au large de Shanghai et observe les bouleversements sociaux et politiques de la révolution chinoise. Démobilisé et de retour dans le Kansas, il enchaîne sans enthousiasme les petits boulots (vendeur de beignets, livreur de journaux, homme à tout faire et ouvrier, cheminot pour la Santa Fe Railway, camionneur, tueur de bétail pour l’abattoir Cudahy Packing Company…), avant de s’engager de nouveau, mais dans l’Armée cette fois, où il s’instruit et lit énormément.

Après la guerre de Corée et grâce au programme de réinsertion de l’armé, le G.I. Bill, il retourne à la vie civile et suit des cours de journalisme à l'université du Missouri où il étudiera de 1954 à 1957 (puis à Columbia en 1959-1960). Au cours de ses études, il reçoit à deux reprises le prix Mahan de la nouvelle de l’université du Missouri, le prix de la fiction de l’université de Columbia, et le prix du comédien de l’année de l’université du Missouri en 1956. Après avoir occupé plusieurs postes de journaliste, il déménage à New York et ouvre une petite imprimerie à Brooklyn.

C’est durant cette période qu’il écrit son premier roman, Un Jardin de sable (1970). Refusé par de nombreux éditeurs, le livre fait scandale lors de sa publication, et est sélectionné pour le National Book Award (il aura une très bonne réception critique et deviendra bestseller que dans ses nombreuses éditions de poches aux couvertures racoleuses). De son vivant il publie Tattoo (1974) et Cado Largo (1976), puis un quatrième roman posthume, The Devil to Pay.

Un Jardin de sable, Tattoo et The Devil to Pay constituent une fresque sur la vie de Jack Andersen. Dans ces récits en partie autobiographique, Earl Thompson dépeint son enfance, sa jeunesse, la vie des travailleurs et des classes sociales défavorisées du Midwest dans les années 1930-40. Le réalisme quasi naturaliste de ses écrits puise ses racines dans ses expériences intimes et militaires. Il s’y fait la voix de la classe ouvrière du Kansas, mais un Kansas loin du cliché bucolique des gentils fermiers et des communautés soudées. Les usines et les gares de triages sont le théâtre de son œuvre, et très tôt, les critiques comparent Thompson à ses pairs, Algren, McCullers, Dreiser, Williams et Steinbeck.

Son œuvre est certes importante en tant que témoignage littéraire de la transition entre la culture du vieil Ouest et une culture plus moderne, mais elle exprime surtout la perte des libertés individuelles qui en découle. Écrivain consciencieux et perpétuellement angoissé par l’avenir, il séjournera en Europe (Suisse, Grèce, Suède) afin de terminer ses livres.

D’une santé fragile, il mourut le 9 novembre 1978, à quarante-sept ans, d’une rupture d’anévrisme sur un trottoir de Sausalito (Californie). Il laisse derrière lui trois enfants issus de deux mariages différents. À sa demande, ses cendres furent dispersées en mer.

« Quand j’étais petit, je voulais devenir pilote de ligne, me marier à quelqu’un comme Jane Fonda, et passer le temps entre deux vols assis sur les berges d’un lieu comme le lac Tahoe. Mais depuis, j’ai vu que le lac est devenu vert et que tous les poissons y sont morts. Jane est toujours jolie. Mais il n’y a aucun endroit où aller où je pourrais pardonner à ceux qui ont foutu en l’air mon Rêve américain. Car n’y ayant jamais vécu moi-même, je savais que ça ne pouvait pas être moi. »

— Earl Thompson

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