Et c'est comme ça qu'on décidé de tuer mon oncle, de Rohan O’Grady

Boutique    |   Articles    |    Listes    |   Suggestions   |   Accueil
Nos livres    |   
Newsletter   |   Facebook   |   Contact

.

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres
d’Emil Ferris vient de recevoir le Prix de la meilleure
bande dessinée – le Fauve d’Or à Angoulême !

Ce que cela coûte, de W.C. Heinz,
un bijou de la littérature américaine
est disponible en librairie.

.

E T   C ’ E S T   C O M M E   Ç A
Q U ’ O N   A   D É C I D É
D E   T U E R   M O N   O N C L E

R O H A N   O’G R A D Y

. . . .

Précommande

. . . .

« Un livre sombre, fantaisiste, surprenant
et très en avance sur son temps. »
Donna Tartt

« Joyeusement sinistre. »
Washington Post

. . . .

L ’ H I S T O I R E

Barnaby Gaunt, orphelin turbulent et héritier d’une immense fortune, est envoyé pour les vacances d’été sur une île à la nature luxuriante et aux habitants vieillissants au large de la Colombie Britannique. Vitres cassées, animaux effrayés, très vite, il bouleverse la routine des insulaires, avant de découvrir la véritable raison de sa venue : son oncle diabolique veut l’assassiner. Décidé à ne pas se laisser faire, Barnaby, aidé de Christie, la seule petite fille de l’île, comprend qu’il n’y a qu’un moyen d’en réchapper, éliminer l’oncle en premier.

Captivante, malicieuse, sombre et souvent drôle, Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est l’histoire étonnante de deux enfants ordinaires qui conspirent pour accomplir un meurtre extraordinaire.

Ce récit, véritable précurseur des ­Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, à la morale dérangeante, nous montre que l’horreur peut être moquée, que la mort peut être réjouissante et que loin d’être malsain, l’humour noir est un des meilleurs remèdes qui soit. Œuvre intelligente, à l’écriture foisonnante, impossible à lâcher, elle se révèle un peu plus à chaque lecture et remettra en question toutes vos certitudes.

. . . .

Et c’est comme ça
qu’on a décidé de tuer mon oncle
de Rohan O’Grady
Traduit de l’anglais (Canada)
par Morgane Saysana
304 pages – 17,50 euros
À paraître le 20 juin 2019

Précommandez le livre ici.

. . . .

L ’ A U T E U R

Rohan O’Grady, de son vrai nom June Margaret O’Grady, fille d’un bûcheron américano-irlandais arrivé au Canada en 1912 et d’une Canadienne originaire de Winnipeg, est née en 1922 à Vancouver.  Elle écrit de la poésie dès son plus jeune âge, et sort diplômée du lycée Lord Byng en 1940. Durant les années de guerre elle travaille au country club du golf de Capilano. Plus tard, alors en visite à la bibliothèque du Vancouver Sun, elle rencontre son futur époux, Frederick Skinner, rédacteur en chef américain originaire de Rhode Island. C’est à l’aube de ses 40 ans que Rohan O’Grady décide de faire publier ses fictions écrites alors qu’elle élevait ses trois enfants. D’abord sous le nom de son mari (June Skinner), pour ses deux premiers romans, O’Houlihan’s Jest (1961) et Pippin’s Journal ; Or, Rosemary Is for Remembrance (1962) tous deux inédits en France. Puis, c’est sous son propre nom et avec Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle en 1963, son troisième roman, qu’elle connaîtra son plus grand succès, ce dernier fera l’objet d’une adaptation au cinéma dès 1966 (par le producteur de Rosemary’s Baby). Découragée par son isolement vis-à-vis de la communauté littéraire, elle arrêta définitivement d’écrire au début des années 1980, le livre tombant pendant trois décennies dans l’oubli. Il refait surface trente ans plus tard grâce à un article paru dans la revue The Believer. L’année suivante, Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est réédité. Rohan O’Grady s’est éteinte le 17 mars 2014 à l’âge de 92 ans après avoir écrit cinq romans. Ses livres sont fortement influencés par le roman gothique tout en modernisant l’ensemble des fondements du genre.

« June, qui a écrit sous un nom d’emprunt, n’a jamais reçu la reconnaissance qu’elle méritait. Elle ne s’est jamais vue comme l’un des pionniers du roman canadien ou comme une femme de lettres, mais elle était bel et bien les deux. Elle a commencé à être publiée alors que les romans canadiens n’étaient qu’à leurs débuts et ses éditeurs n’étaient d’ailleurs pas de Toronto mais de Londres et de New York. De 1961 à 1981, elle a écrit seule, vivant une vie calme d’épouse et de mère à l’ouest de Vancouver.

Le père de June, Fred O’Grady, était un homme difficile, un fier bricoleur qui avait lu Ezra Pound et James Joyce. June semble avoir hérité de lui, l’amour de la littérature et son approche autodidacte de la vie. Elle était heureuse quand elle avait un livre ouvert sur les genoux, et elle ne lisait que pour son plaisir. Quand elle a commencé à écrire de la fiction, elle a couché par écrit tout ce qui lui passait par la tête sans se soucier des conventions littéraires. Son approche était simple : elle aimait les bonnes histoires et savait comment les raconter. »

— Keith Maillard, gendre de Rohan O’Grady

. . . .

U N   É C R I V A I N   R A C O N T E   
S A   D É C O U V E R T E   D U   R O M A N

« Je me rappelle que c’était au cours de l’année qui a suivi le décès de ma mère, j’avais 10 ans, même si je ne me souviens pas s’il s’agissait d’une fête ou d’une kermesse à laquelle nous sommes allés par hasard. Et bien que je ne puisse pas dire où c’était, dans ma tête, je peux clairement voir l’étal de livres d’occasion où j’ai acheté une édition de poche de Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle par Rohan O’Grady.

Qui sait ce qui a suscité mon intérêt pour ce livre au départ ? Quoi qu’il en soit, juste au moment où je prenais conscience que le décès de ma mère m’avait fait expulser hors de l’enfance et exilé vers quelque chose de très différent, je me suis senti absorbé par ce petit roman macabre de June O’Grady. Voici comment ce livre a changé ma vie. Certains diront sans doute qu’il est difficile de trouver un livre moins adapté à un enfant de mon âge dans ma situation à l’époque, mais sans même que je m’en rende compte, Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle m’a transporté dans un univers extrêmement réconfortant, ce royaume d’ombres où nous recréons et réarrangeons la réalité pour le rendre supportable. Alors, j’ai commencé à comprendre que l’horreur peut, et devrait souvent être, moquée ; que la mort, entre de bonnes mains, est drôle ; que l’humour noir n’est pas “malsain”, mais l’un des meilleurs remèdes qui existe. Et comme je le relisais sans cesse à une époque si formatrice, le livre me poussait aussi nonchalamment vers mon futur métier.

Et le résultat est toujours plus gratifiant à chaque relecture. Mais je ne veux pas vous en dire trop. Je veux que vous le lisiez avec ferveur.

Ce n’est pas le plus grand livre jamais écrit, ni le plus long. Mais il devrait vous faire rire, vous faire réfléchir, et peut-être même vous faire pleurer si vous avez encore un cœur. Je ne peux imaginer aucune meilleure prescription que celle-ci. »

— Martin Rowson

. . . .

L E S   O B S E S S I O N S   D E
R O H A N    O’G R A D Y

L A   M O R T

La mort est omniprésente dans le récit. Chaque personnage ou presque y est confronté. Dès le départ, l’île est présentée comme un territoire morbide. Les hommes partis à la guerre ne sont pas revenus. Les habitants vivent avec ce poids, cette blessure toujours à vif, comme les Brooks avec leur défunt fils Dickie. Le seul qui ait survécu est le sergent Coulter, s’il n’a pas vu la mort en face, il la regrette presque, tant il croit porter sur ses épaules les reproches de toute la communauté, il se sent coupable d’être l’unique rescapé. De son côté, Barnaby est orphelin et a connu très tôt la perte d’un être cher. Il est maintenant persuadé que son oncle veut le tuer et vit dans la peur constante qu’il passe à l’acte. Christie, est malgré elle, embarquée dans la même problématique. L’oncle Sylvester quant à lui, sème la mort dans son sillage, toutes les personnes autour de lui semblent avoir connu un destin tragique. L’île serait-elle maudite ?

L A   G U E R R E

La guerre et ses conséquences imprègnent les pages du roman et chacun de ses personnages. C’est elle la responsable de la mort d’une grande partie des habitants de l’île. Ceux qui restent sont encore très marqués. Les Brooks se sont réfugiés dans une forme de spiritisme, persuadés que l’esprit de leur fils se réincarnera chez un autre enfant. Même le major Murchinson-Gaunt et le sergent Coulter semblent tous les deux en souffrir. Anciens prisonniers de guerre, peu nombreux sont les gens qui ont réussi à leur en faire parler. Tout nous ramène à cette triste période, et il est impossible de manquer le monument aux morts au centre du village, et n’en est-il pas le symbole le plus marquant ?

L A   M A G I E

Des petites touches de magie ont été disséminées au fil des pages. Certains tapis ont l’air d’avoir été tissés par des fées, les trolls sculptés sur le lit de Christie paraissent doués de vie, la forêt où les deux enfants s’aventurent leur offre eau et nourriture sur demande… Une île maudite ou magique ?

L’I N N O C E N C E   D E   L’E N F A N C E   ?

Barnaby et Christie sont deux enfants propulsés dans un monde aux questionnements d’adultes. Ils sont soumis à des situations de violence physique et à des émotions complexes. Quelqu’un cherche à les tuer et ils doivent trouver une solution pour en réchapper. Même si le ton est léger, il n’en reste pas moins que la problématique est grave et le quotidien de ces deux jeunes enfants est envahi par la question de survie. Il n’est plus question de jeux, de bêtises, il s’agit juste de s’en sortir vivant. Ainsi, chaque conversation est teintée par cette survie, chaque interrogation posée ramène au meurtre et à ses conséquences.

Précommandez le livre ici.

. . . .

 

.

V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E