Et c'est comme ça qu'on décidé de tuer mon oncle, de Rohan O’Grady

Boutique    |   Articles    |    Listes    |   Suggestions   |   Accueil
Nos livres    |   
Newsletter   |   Facebook   |   Contact

.

Tattoo,
le deuxième roman d’Earl Thompson,
bientôt en libairie !

Zébu Boy,
notre premier premier roman
français est d’une puissance
sombre.

.

E T   C ’ E S T   C O M M E   Ç A
Q U ’ O N   A   D É C I D É
D E   T U E R   M O N   O N C L E

R O H A N   O’G R A D Y

. . . .

Commander le livre.

. . . .

« Imprégné de satire et de suspense,
ce roman s’offre comme un condensé de drame,
de drôlerie et d’élégance et nous prête le courage
et la force nécessaires pour affronter tous
les malheurs du monde. »
Le Nouveau Magazine Littéraire

« Ce roman, joliment macabre, est un bijou
d’humour noir et d’ironie élégante. »
Lire

« Un livre sombre, fantaisiste, surprenant
et très en avance sur son temps. »
Donna Tartt

« Joyeusement sinistre. »
Washington Post

. . . .

L ’ H I S T O I R E

Barnaby Gaunt, orphelin turbulent et héritier d’une immense fortune, est envoyé pour les vacances d’été sur une île à la nature luxuriante et aux habitants vieillissants au large de la Colombie Britannique. Vitres cassées, animaux effrayés, très vite, il bouleverse la routine des insulaires, avant de découvrir la véritable raison de sa venue : son oncle diabolique veut l’assassiner. Décidé à ne pas se laisser faire, Barnaby, aidé de Christie, la seule petite fille de l’île, comprend qu’il n’y a qu’un moyen d’en réchapper, éliminer l’oncle en premier.

Captivante, malicieuse, sombre et souvent drôle, Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est l’histoire étonnante de deux enfants ordinaires qui conspirent pour accomplir un meurtre extraordinaire.

Ce récit, véritable précurseur des ­Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, à la morale dérangeante, nous montre que l’horreur peut être moquée, que la mort peut être réjouissante et que loin d’être malsain, l’humour noir est un des meilleurs remèdes qui soit. Œuvre intelligente, à l’écriture foisonnante, impossible à lâcher, elle se révèle un peu plus à chaque lecture et remettra en question toutes vos certitudes.

. . . .

Et c’est comme ça
qu’on a décidé de tuer mon oncle
de Rohan O’Grady
Traduit de l’anglais (Canada)
par Morgane Saysana
304 pages – 17,50 euros

Commander le livre.

. . . .

L ’ A U T E U R

Rohan O’Grady, de son vrai nom June Margaret O’Grady, fille d’un bûcheron américano-irlandais arrivé au Canada en 1912 et d’une Canadienne originaire de Winnipeg, est née en 1922 à Vancouver.  Elle écrit de la poésie dès son plus jeune âge, et sort diplômée du lycée Lord Byng en 1940. Durant les années de guerre elle travaille au country club du golf de Capilano. Plus tard, alors en visite à la bibliothèque du Vancouver Sun, elle rencontre son futur époux, Frederick Skinner, rédacteur en chef américain originaire de Rhode Island. C’est à l’aube de ses 40 ans que Rohan O’Grady décide de faire publier ses fictions écrites alors qu’elle élevait ses trois enfants. D’abord sous le nom de son mari (June Skinner), pour ses deux premiers romans, O’Houlihan’s Jest (1961) et Pippin’s Journal ; Or, Rosemary Is for Remembrance (1962) tous deux inédits en France. Puis, c’est sous son propre nom et avec Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle en 1963, son troisième roman, qu’elle connaîtra son plus grand succès, ce dernier fera l’objet d’une adaptation au cinéma dès 1966 (par le producteur de Rosemary’s Baby). Découragée par son isolement vis-à-vis de la communauté littéraire, elle arrêta définitivement d’écrire au début des années 1980, le livre tombant pendant trois décennies dans l’oubli. Il refait surface trente ans plus tard grâce à un article paru dans la revue The Believer. L’année suivante, Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est réédité. Rohan O’Grady s’est éteinte le 17 mars 2014 à l’âge de 92 ans après avoir écrit cinq romans. Ses livres sont fortement influencés par le roman gothique tout en modernisant l’ensemble des fondements du genre.

. . . .

« June, qui a écrit sous un nom d’emprunt, n’a jamais reçu la reconnaissance qu’elle méritait. Elle ne s’est jamais vue comme l’un des pionniers du roman canadien ou comme une femme de lettres, mais elle était bel et bien les deux. Elle a commencé à être publiée alors que les romans canadiens n’étaient qu’à leurs débuts et ses éditeurs n’étaient d’ailleurs pas de Toronto mais de Londres et de New York. De 1961 à 1981, elle a écrit seule, vivant une vie calme d’épouse et de mère à l’ouest de Vancouver.

Le père de June, Fred O’Grady, était un homme difficile, un fier bricoleur qui avait lu Ezra Pound et James Joyce. June semble avoir hérité de lui, l’amour de la littérature et son approche autodidacte de la vie. Elle était heureuse quand elle avait un livre ouvert sur les genoux, et elle ne lisait que pour son plaisir. Quand elle a commencé à écrire de la fiction, elle a couché par écrit tout ce qui lui passait par la tête sans se soucier des conventions littéraires. Son approche était simple : elle aimait les bonnes histoires et savait comment les raconter. »

— Keith Maillard, gendre de Rohan O’Grady

. . . .

U N   É C R I V A I N   R A C O N T E   
S A   D É C O U V E R T E   D U   R O M A N

« Je me rappelle que c’était au cours de l’année qui a suivi le décès de ma mère, j’avais 10 ans, même si je ne me souviens pas s’il s’agissait d’une fête ou d’une kermesse à laquelle nous sommes allés par hasard. Et bien que je ne puisse pas dire où c’était, dans ma tête, je peux clairement voir l’étal de livres d’occasion où j’ai acheté une édition de poche de Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle par Rohan O’Grady.

Qui sait ce qui a suscité mon intérêt pour ce livre au départ ? Quoi qu’il en soit, juste au moment où je prenais conscience que le décès de ma mère m’avait fait expulser hors de l’enfance et exilé vers quelque chose de très différent, je me suis senti absorbé par ce petit roman macabre de June O’Grady. Voici comment ce livre a changé ma vie. Certains diront sans doute qu’il est difficile de trouver un livre moins adapté à un enfant de mon âge dans ma situation à l’époque, mais sans même que je m’en rende compte, Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle m’a transporté dans un univers extrêmement réconfortant, ce royaume d’ombres où nous recréons et réarrangeons la réalité pour le rendre supportable. Alors, j’ai commencé à comprendre que l’horreur peut, et devrait souvent être, moquée ; que la mort, entre de bonnes mains, est drôle ; que l’humour noir n’est pas “malsain”, mais l’un des meilleurs remèdes qui existe. Et comme je le relisais sans cesse à une époque si formatrice, le livre me poussait aussi nonchalamment vers mon futur métier.

Et le résultat est toujours plus gratifiant à chaque relecture. Mais je ne veux pas vous en dire trop. Je veux que vous le lisiez avec ferveur.

Ce n’est pas le plus grand livre jamais écrit, ni le plus long. Mais il devrait vous faire rire, vous faire réfléchir, et peut-être même vous faire pleurer si vous avez encore un cœur. Je ne peux imaginer aucune meilleure prescription que celle-ci. »

— Martin Rowson

. . . .

L E S   O B S E S S I O N S   D E
R O H A N    O’G R A D Y

L A   M O R T

La mort est omniprésente dans le récit. Chaque personnage ou presque y est confronté. Dès le départ, l’île est présentée comme un territoire morbide. Les hommes partis à la guerre ne sont pas revenus. Les habitants vivent avec ce poids, cette blessure toujours à vif, comme les Brooks avec leur défunt fils Dickie. Le seul qui ait survécu est le sergent Coulter, s’il n’a pas vu la mort en face, il la regrette presque, tant il croit porter sur ses épaules les reproches de toute la communauté, il se sent coupable d’être l’unique rescapé. De son côté, Barnaby est orphelin et a connu très tôt la perte d’un être cher. Il est maintenant persuadé que son oncle veut le tuer et vit dans la peur constante qu’il passe à l’acte. Christie, est malgré elle, embarquée dans la même problématique. L’oncle Sylvester quant à lui, sème la mort dans son sillage, toutes les personnes autour de lui semblent avoir connu un destin tragique. L’île serait-elle maudite ?

L A   G U E R R E

La guerre et ses conséquences imprègnent les pages du roman et chacun de ses personnages. C’est elle la responsable de la mort d’une grande partie des habitants de l’île. Ceux qui restent sont encore très marqués. Les Brooks se sont réfugiés dans une forme de spiritisme, persuadés que l’esprit de leur fils se réincarnera chez un autre enfant. Même le major Murchinson-Gaunt et le sergent Coulter semblent tous les deux en souffrir. Anciens prisonniers de guerre, peu nombreux sont les gens qui ont réussi à leur en faire parler. Tout nous ramène à cette triste période, et il est impossible de manquer le monument aux morts au centre du village, et n’en est-il pas le symbole le plus marquant ?

L A   M A G I E

Des petites touches de magie ont été disséminées au fil des pages. Certains tapis ont l’air d’avoir été tissés par des fées, les trolls sculptés sur le lit de Christie paraissent doués de vie, la forêt où les deux enfants s’aventurent leur offre eau et nourriture sur demande… Une île maudite ou magique ?

L’I N N O C E N C E   D E   L’E N F A N C E   ?

Barnaby et Christie sont deux enfants propulsés dans un monde aux questionnements d’adultes. Ils sont soumis à des situations de violence physique et à des émotions complexes. Quelqu’un cherche à les tuer et ils doivent trouver une solution pour en réchapper. Même si le ton est léger, il n’en reste pas moins que la problématique est grave et le quotidien de ces deux jeunes enfants est envahi par la question de survie. Il n’est plus question de jeux, de bêtises, il s’agit juste de s’en sortir vivant. Ainsi, chaque conversation est teintée par cette survie, chaque interrogation posée ramène au meurtre et à ses conséquences.

. . . .

  L E S  P R O T A G O N I S T E S

B A R N A B Y   G U A U N T

Orphelin de 10 ans plutôt turbulent, il s’est fait renvoyer de plusieurs des pensionnats, dans lesquels il passe la majeure partie de l’année. Le reste du temps, il habite avec son oncle Sylvester, son tuteur légal et dernier parent. C’est pour le rejoindre qu’il est envoyé sur l’île durant l’été. Barnaby est persuadé que c’est là que son oncle va passer à l’acte et le tuer pour récupérer son héritage. Mais avec l’aide inattendue de sa nouvelle amie Christie, Barnaby est bien décidé à ne pas se laisser faire. Ils vont mettre au point un plan pour se débarrasser de l’oncle les ­premiers.

C H R I S T I E  M A C N A B

Elle habite en ville avec sa mère. MacNab, son père, ne vit plus avec elles, sa passion pour l’alcool étant devenue trop présente. Sa mère doit donc subvenir seule aux besoins du foyer, et c’est pour se libérer un peu qu’elle envoie sa fille passer l’été sur l’île chez une ancienne connaissance, Madame Nielsen, surnommée affectueusemt la Dame aux chèvres. Christie est une fillette intelligente qui sait se montrer déterminée et pleine de ressources. Par exemple, c’est elle qui a l’idée d’assassiner l’oncle de Barnaby.

S Y L V E S T E R  M U R C H I N S O N  G A U N T

Personnage énigmatique au passé trouble. Ancien prisonnier de guerre, il a réussi à s’échapper d’un des camps les plus sécurisés. Sous des airs doux et bien élevés, le Major Murchinson-Gaunt semble dissimuler un caractère bien plus sombre, habile manipulateur, certains le considèrent même comme très dangereux. C’est lui qui aurait tué les parents de Barnaby et mis au point un plan diabolique pour toucher l’héritage de son neveu. D’autres voient en lui un être surnaturel, un loup-garou peut-être.

M O N S I E U R  E T  M A D A M E  B R O O K S

Ils tiennent l’unique épicerie de l’île. C’est eux qui vont, pour leur plus grand plaisir, accueillir Barnaby durant l’été. Le garçon leur rappelle Dickie, leur fils unique tué durant la guerre. Hantés par son souvenir, ils ont transformé leur salon en mausolée à sa mémoire. Ils ont même consulté une voyante qui leur aurait raconté que Dickie était encore parmi eux, qu’il aurait trouvé une nouvelle enveloppe charnelle pour revenir à leurs côtés et c’est dans celle de Barnaby qu’il se serait réincarné. Leur été s’annonce merveilleux.

A L B E R T  E D W A R D  G E O R G E  C O U L T E R

Le Sergent Coulter est originaire de l’île et le principal représentant de l’ordre. Seul habitant à être revenu de la guerre après avoir été fait prisonnier. C’est durant cette période qu’il a commencé à correspondre avec l’épouse du révérend, Madame Rice Hope, dont il est tombé éperdument amoureux. Sa vie se partage désormais entre ce secret douloureux et faire régner la loi dans l’archipel. C’est d’un œil méfiant qu’il voit arriver Barnaby et Christie. Et pour son plus grand malheur, les deux enfants se prennent de passion pour lui. Son existence terne est brusquement interrompue.

U N E-O R E I L L E

Couguar grognon, estropié et au casier judiciaire très chargé. Il est recherché par les hommes depuis qu’il a dévoré un enfant indien. Rusé, il a réussi à les semer à de nombreuses reprises. En arrivant sur l’île, il pensait passer une retraite tranquille mais il était loin de se douter que deux enfants allaient chambouler tous ses plans. Papouilles, colliers de pâquerettes, sieste entre ses pattes… l’animal n’avait jamais eu affaire à ce genre de désagréments. Comme tout suspect en cavale, ses heures seront comptées s’il ne fait pas très attention.

. . . .

U N E-O R E I L L E 
L’I N T E R V I E W   E X C L U S I V E

Le représentant : Avant de commencer je voulais vous remercier d’avoir accepté de me recevoir. Je sais que votre quotidien est compliqué en ce moment, alors merci d’avoir pris le risque. D’abord, une question que tout le monde se pose. Comment allez-vous Une-Oreille ?

Une-Oreille : Pour tout vous avouer, c’est pas la grande forme, mes côtes me font mal, j’ai une épaule bloquée, la griffe qui me manque me lance et je ressens comme un souffle en dessous du cœur. Mais je suis sûr que vous vous en fichez pas mal.

Le représentant : Bien au contraire. Qui vous a fait ça ?

Une-Oreille : Vous, enfin votre espèce, les hommes. Vous me traquez depuis si longtemps.

Le représentant : Allons Une-Oreille, si vous êtes traqué, c’est qu’il y a une raison non ?

Une-Oreille : Il s’agit juste d’une question de point de vue. J’ai mangé un petit Indien. Mais bon, vous, quand vous mangez de jeunes animaux, personne ne vous pourchasse avec des fusils et des chiens. Ça devrait être pareil pour les couguars.

Le représentant : Je vois, que s’est-il passé exactement ?

Une-Oreille : J’ai mangé cet enfant, c’était une erreur tactique, je l’admets. Et ils m’ont pourchassé pendant 4 jours. Ils m’ont piégé et j’ai dû me réfugier dans un arbre au bord d’un ravin. C’est là qu’ils m’ont tiré dessus, et je suis tombé 30 mètres plus bas. J’étais en sale état. Mes côtes étaient cassées, je ne pouvais plus bouger. L’enfer.

Le représentant : C’est là où vous avez perdu votre oreille ?

Une-Oreille : Non c’était juste après. J’ai essayé de voler de la nourriture dans un campement, on m’a vu et on m’a tiré dessus. Encore. C’est mon oreille qui a pris.

Le représentant : J’espère pour vous que ça en valait la peine ? Une-Oreille : Vous vous foutez de moi c’est ça ? Je suis sûr que vous êtes au courant. J’étais tellement affamé que j’ai croqué dans la première chose que j’ai trouvée. C’était chaud et fumant, je me suis pas méfié. C’était un torchon mouillé.

Le représentant : Rude… Merci Une-Oreille. Une dernière petite question si vous permettez. Pourquoi ce collier de pâquerettes autour du cou, par pacifisme ?

Une-Oreille : GRRRrrrrrrrrrrrrrrr…

Commander le livre.

. . . .

 

Boutique    |   Articles    |    Listes    |   Suggestions   |   Accueil
Nos livres    |   
Newsletter   |   Facebook   |   Contact 

.