Avis sur Ce que cela coûte de W.C. Heinz

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Moi, ce que j’aime, c’est les monstres
d’Emil Ferris vient de recevoir le Prix de la meilleure
bande dessinée – le Fauve d’Or à Angoulême !

Ce que cela coûte, de W.C. Heinz,
un bijou de la littérature américaine
est disponible en librairie.

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A R T I C L E S  E T  A V I S
O R I G I N A U X   À  P R O P O S   D E
  C E  Q U E  C E L A  C O Û T E
D E   W. C.  H E I N Z

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Entertainment Weekly
Brian M. Raftery

L’histoire d’Eddie Brown, un combattant réservé, élevé dans le Bronx, en route pour décrocher le titre de poids moyen, Ce que cela coûte est un récit sur la boxe qui met finalement peu les pieds sur le ring, préférant se concentrer sur l’entraîneur esquinté de Brown et ses camarades boxeurs. Heinz taille dans le gras de la description pour offrir un style affûté qui se lit presque comme un témoignage, et son amour pour la conversation entraîne Ce que cela coûte dans les bars et les vestiaires, où le profond sentiment de désespérance des personnages frappe le lecteur droit à l’estomac.

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Chicago Tribune
Michael Prager

Lire Ce que cela coûte, le fabuleux premier roman de l’écrivain
W. C. Heinz, revient à visiter un monde disparu.

C’est l’histoire du boxeur poids moyen Eddie Brown, 87 victoires pour 3 défaites, qui se prépare enfin à décrocher le titre mondial. C’est aussi l’histoire de Doc Carroll, son ours d’entraîneur-manager, et de Frank Hughes, le journaliste qui suit pas à pas l’entraînement de Brown, ainsi que celle d’autres gueules cassées tombés dans l’oubli qui dédièrent leur vie à ce sport. L’intrigue, qui jusqu’au bout laisse planer un doute sur son dénouement, est passionnante. L’écriture est sèche et musclée base son récit dans un New York aujourd’hui révolu.

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L.A. Times

La théorie, un homme-un roman, s’applique certainement à W.C. Heinz et Ce que cela coûte, cependant personne n’a jamais osé demander à Heinz s’il avait des difficultés à faire chanter sa muse.

Il avait, en effet, une véritable réputation d’auteur prolifique dans le monde extrêmement demandeur du journalisme, d'abord avec ses articles sportifs dans le New York Sun, puis en tant qu’auteur pour des magazines où il a appliqué les techniques de la fiction à ses travaux quand Tom Wolfe et Hunter S. Thompson portaient encore des couches. Heinz s’est finalement tourné vers les livres, en écrivant un avec un chirurgien et un autre avec la légende du football Vince Lombardi, mais il est toujours resté l’homme d’un roman. Une histoire d’amour, en réalité. Celle d’un boxeur qui aimait les complexités de son art et d’un entraîneur qui aimait le boxeur parce qu’il était un travailleur noble, et d’un écrivain qui les aimait tous les deux pour la pureté qu’ils apportaient au sport.

Quand Ce que cela coûte paru en 1958, Ernest Hemingway l’a encensé. Bien sûr, il a peut-être été influencé par le fait qu’Heinz ait adopté un style décidément Hemingwayesque, jusqu’à la phrase suivante : « C’était un beau matin, un matin clair. » Mais il ne mentait pas. Ce que cela coûte sort du lot avec son portrait d’un boxeur comme un être humain essentiellement bon, qui peine à s’en sortir dans la vie réelle.

Vous n’êtes pas obligé de croire que de tels boxeurs existent, surtout à l’ère de Mike Tyson, mais c’est le cas. Je les ai connus, et c’est pourquoi je crois de tout cœur en la vérité du Eddie Brown de Heinz. Eddie a une femme que son occupation brutale effraie, un fils épileptique qui se laisse emporter par des explosions d’énergie frénétique, et des amis de son ancien quartier à New York qui ne peuvent s’empêcher de lui parler l’époque où la vie était aussi simple qu’une bagarre de rue. Il ne pourrait y avoir de pire moment pour ce genre de distractions. Eddie s’entraîne pour sa première tentative au championnat du monde poids moyen, et il a besoin d’avoir l’esprit clair. C’est sa tête, voyez-vous, qui l’a porté jusque là.

Eddie est le boxeur que Doc Carroll, entraîneur avisé et bourru, a attendu toute sa vie, et Doc est en activité depuis toujours. Bien qu’il n’ait jamais été aussi loin auparavant, il ne se lancerait jamais dans cette entreprise s’il ne pensait pas qu’Eddie en soit capable. Doc est un vieux de la vieille – il déteste la télé, refuse de laisser Eddie serrer la main d’étrangers, refuse de risquer de faire gonfler son ego en l’appelant « Le Pro » devant lui. Mais sa dureté vient du cœur, et Frank Hughes, écrivain pour un magazine chronique la route d’Eddie vers le combat pour le titre, ne peut s’empêcher de remarquer que le cœur, c’est tout ce qui fait Eddie et Doc. Si Hughes a pensé qu’il pouvait rester un observateur détaché pendant cette mission, il avait tort. Il est leur ami, il doit donc prendre le bon, comme le mauvais, de ce que cela implique. W.C. Heinz a dû ressentir la même chose quand il écrivait sur le sport. Tôt ou tard, il est véritablement impossible d’y échapper, peu importe à quel point un journaliste tente d’être honnête et objectif. Mais avec ce roman, Heinz n’avait pas à masquer ses émotions comme il aurait dû le faire au premier rang du ring.

Après avoir écrit la première phrase du chapitre relatant le grand combat d’Eddie, il a passé le reste de la journée à marcher dans les bois près de chez lui, rassemblant le courage de continuer.

 

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E