Ils ont dit de Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes

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Personne ne gagne de Jack Black
débarque en librairie !

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I L S   O N T   D I T    D E
B R Û L O N S    T O U S    C E S    P U N K S
P O U R    L ’ A M O U R    D E S    E L F E S

( S A N S  Q U ’ O N  L E S  Y  F O R C E )

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Bûlons tous ces punks pour l'amour des elfes fait parti des 50 meilleurs livres des années 2000 selon GQ :

«Récits courts en forme de fables, petites nouvelles acérées et tranchantes, écrites comme on invective un inconnu mal habillé et dont la panoplie vous heurterait le regard. Julien Campredon aurait pu enregistrer des singles punk comme les Sex Pistols. Il a choisi d’écrire, en toute discrétion, mais avec une vigueur ténébreuse.»

GQ

Je ne sais pas trop pourquoi, mais Julien Campredon me fait fortement penser à Jules Laforgue. La comparaison lui convient-elle ? Peu importe : sous ma plume, c’est un sacré compliment ! Et puisque la dite plume, justement ici, c’est moi qui la tient, je suis libre de faire les comparaisons qui me chantent. Il y a du Laforgue, donc, chez Campredon. On retrouve en effet chez le second tous les ingrédients qui font tout le charme du premier et en tout premier lieu, ce sens de l’humour noir, désabusé mais tellement précautionneux d’autrui que même quand il mord ou fonce dans le tas, il ne peut pas s’empêcher de nous prodiguer une ultime caresse, un dernier sourire, comme pour s’excuser de nous avoir bousculé. La comparaison entre Campredon (le toulousain) et Laforgue (le tarbais) me semble à ce point évidente que je serai presque tenté de donner aux nouvelles qu’il nous offre dans Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes, le sous titre de Nouvelles Moralités Légendaires. La douzaine de nouvelles qui composent le volume de Julien Campredon proposent toutes de subtiles variations sur l’absurdité du monde, sur l’amour des livres, de l’art mais surtout sur l’impossible communication des humains entre eux. Dans les univers déjantés qui hantent son cerveau et qu’il nous déroule au fil des pages, les hommes et les femmes ont beau se croiser dans des réalités qu’ils croient communes, à chaque fois, ils doivent se rendre à l’évidence : ils ne parlent pas la même langue, ils ne poursuivent pas les même rêves, les mêmes destins ou encore, ils évoluent dans des univers parallèles qui se rapprochent parfois mais ne fusionnent jamais. Et c’est ce terrible constat de la victoire finale et inévitable du solipsisme qui donne aux nouvelles de Julien Campredon toute leur valeur et toute leur force tragique. Et c’est sans doute pour atténuer quelque peu la violence de cet implacable constat de folie humaine qu’il enrobe ses nouvelles , un peu trop, parfois, à mon goût, de couches de loufoqueries et de délires abracadabrantesques dont ils espère sans doute quelles aideront à faire passer plus aisément la pilule. Ce procédé n’est pas sans me rappeler, une fois de plus, l’écriture de Jules Laforgue qui, lui aussi, submergé par l’écrasante réalité de l’absurdité de la vie, avait réagit dans un premier temps en remplissant ses complaintes de grimaces, de clowneries, de jeux de mots et de blagues potaches. Avec les années, Laforgue avait su évoluer et dans ses derniers vers, il avait su garder toute la puissance et tout le désespoir de son chant en le débarrassant peu à peu du voile pudique de son humour grinçant et de certaines de ses pitreries superflues. Julien Campredon suivra-t-il l’exemple de Jules Laforgue ? Il est assez grand pour en décider tout seul : nous le verrons bien dans ses prochains livres, car c’est un auteur qu’il faudra garder à l’œil. Je reste néanmoins convaincu que son message est fort et que sa voix est belle et qu’il a tout à gagner à laisser tomber un peu le masque derrière le quel il se cache encore.

— S. Beau,
Le Magazine des livres,
mars 2009.

Bûlons tous ces punks…

Ne cherchez plus l’imaginaire, il est sous vos yeux. Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes cache sous son titre racoleur mêlant Tolkien à Sid Vicious treize nouvelles fabuleuses écrites avec talent. Poétiquement trash, le recueil renvoie le lecteur à un quotidien sous amphétamines (ou sous piquette languedocienne), mêlant vendanges-bacchanales et tirs de foire sur punks noctambules. L’originalité de l’œuvre est renforcée par la note de l’éditeur, qui s’inscrit dans le même décalage loufoque que les nouvelles qui suivent. À savourer jusqu’à la quatrième de couverture.

— Yvan Burnier, le journal du festival Mouans-sartoux, 5 octobre 2008

 

Julien Campredon a mis les elfes et les rieurs de son côté

En couronnant du prix de la brasserie Flo Julien Campredon, le jury des Gourmets de Lettres a distingué un jeune nouvelliste, qui est Toulousain d'adoption. Né en 1978 à Montpellier, «à côté d'un terrain vague qui est aujourd'hui Antigone », il dit s'être réfugié dans la lecture enfant. A l'adolescence, ce sont évidemment les copains qui l'ont requis, même si l'écriture commençait à le titiller. Sa première nouvelle a été écrite au moment du Bac et, en dépit d'études de Droit poussées jusqu'à l'obtention d'un DEA, il s'est alors intéressé aux revues, Ragtime à Toulouse, puis Brèves dans l'Aude et Monsieur Toussaint Louverture à nouveau dans la Ville rose, ne rechignant pas à retrousser ses manches pour, avoue-t-il, «contrebalancer la solitude de l'écriture ».

L'essentiel de son premier recueil de nouvelles, qui vient d'être primé, a été rédigé alors qu'il était gardien du musée d'Art contemporain de Cajarc : « C'était l'hiver, il n'y avait pas grand monde, j'en ai profité pour écrire. »

Cette expérience lui a d'ailleurs aussi fourni quelques motifs de la nouvelle qui donne son titre au recueil, « Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes », où l'on voit un musée assailli par les punks et défendu par des gardiens... à la mitrailleuse !

Comme dans d'autres nouvelles du recueil, on entre ici dans un monde où le fantastique et le réel font plus ou moins bon ménage. L'humour, la fantaisie, l'invention, sont soutenus par un style légèrement distancé et par une ironie latente, qui mènent la narration vers des rebondissements burlesques. D'extravagances en parodies, on frôle souvent la fable, mais Julien Campredon fait toujours montre d'un esprit décalé. «Même s'ils sont traités sur le mode de la drôlerie, mes textes sont ancrés dans la réalité », revendique-t-il.

On se doute qu'il ne va pas en rester là. Peut-être fera-t-il des infidélités à la nouvelle. Car un autre de ses centres d'intérêt est l'occitan, qu'il a découvert et appris tardivement. Si bien qu'il songe plus ou moins à un roman-monde écrit en langue d'Oc. Après les elfes et les punks, les muses n'ont plus qu'à bien se tenir...

— Michel Baglin, La Dépêche du Midi.

 

« DES ROMANS ? Non. Des nouvelles, pas plus. Non, moi, je lis dans les culottes des filles… » Beau début, non ? Si vous vous faisiez une certaine idée de ce qu’est un recueil de nouvelles, oubliez-la. Ce livre ne ressemble à aucun autre. Julien Campredon, un des auteurs-phare de la revue Monsieur Toussaint Louverture, est une légende improbable. Imaginons qu’un type ait décidé de débiter en petits lots la Bibliothèque Universelle de Borgès (Tous les ouvrages de la création y compris ceux à venir). Il trouve un éditeur assez fou pour casser sa tirelire et faire imprimer un premier volume de ses écrits. L’objet, particulièrement soigné, est très séduisant. Quelques lecteurs innocents doivent s’y laisser prendre. Laissez-moi vous citer certains des titres auxquels vous ne devriez pas résister : «Heureux comme un Samoyède», «L’angoisse de la feuille de vigne», «La branleuse espagnole», «Six mois avec l’énigmatique étrangère triste»… Avouons-le, autant de titres idéaux pour des livres imaginaires. Chance exceptionnelle, ceux-ci ont été réellement imprimés et n’attendent que votre bon vouloir de lecteur. Comprenez que s’il existait un grand prix de l’humour féerique, il serait attribué par acclamations à Julien Campredon. Si vous souhaitez connaître la fin de l’histoire commencée ci-dessus, pour l’amour des elfes, laissez tomber tous ces punks et ne manquez pas cette perle de bibliothèque !

— Philippe Lemaire, La Nouvell Revue Moderne, printemps 2007.

 

Après avoir lu le livre de Julien Campredon, jeune auteur toulousain né à Montpellier, vous ne regarderez plus jamais les statues comme avant. Craignant qu’elles ne vous jouent un sale tour ou un tour sale. Vous ne regarderez plus non plus les elfes ou les fées avec la même tendresse béate. Car ces nouvelles, entre Carcassonne, Montauban ou Nîmes, sont amères, acides, politiquement incorrectes, et donc… forcément réjouissantes.

— D. D., La Dépêche du Midi, avril 2007.

 

Médaille d’argent du titre le plus singulier de l’année, Médaille d’or pour la beauté de sa couverture, Cravache de bronze pour son «para-texte» considéré par les experts comme l’un des plus envahissants de ces dernières années puisque partout où l’éditeur a pu écrire et mettre son grain de sel ou de sable il l’a fait, Grand Prix de la pédagogie éditoriale pour la page explicative des caractéristiques du livre (un modèle pour les apprentis éditeurs), Eperon de vermeil pour la tonicité du style de l’auteur car n’oublions pas qu’il y en a un malgré tout et un courageux puisqu’il essuie les plâtres de Toussaint Louverture qui se lance dans la Littérature après avoir animé une iconoclaste revue, et il se nomme ici Julien Campredon (l’auteur), jeune homme de moins de trente ans et plein d’avenir qui signe quelques nouvelles bien senties dont les titres sont hors-concours, Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes ne doit pas vous impressionner par son palmarès prestigieux et son titre à rallonge. Il vaut la peine d’être lu voire entendu, ce qui n’est pas donné à beaucoup de livres. Et comme résumer des nouvelles ne rime à rien, comme J. Campredon fait feu de tous les bois qu’il ramasse pour en faire des étincelles, comme un nouvelliste se déguste à petites gorgées, il vous faudra prendre le temps de pénétrer son univers qui vaut le détour.

— David Vincent, Librairie Mollat.

 

Voilà donc l’objet du délit. Un recueil de nouvelles. Publié chez Monsieur Toussaint Louverture. Lequel éditeur prend la peine d’avertir son lectorat, dés le rabat de couverture, que s’il n’est pas tout à fait satisfait de son achat, il n’a qu’à se rendre chez son libraire et le gifler violemment. Ce dernier comprendra et fera suivre à qui de droit. Inutile de dire que je me sentais en sécurité en ouvrant pareil ouvrage. Une issue de secours m’était offerte, sans doute pour la première fois. Et je n’allais certainement pas m’en priver (d’autant plus que mon libraire à une tête à claques et que ça me démange depuis trop longtemps de lui en coller une). Mais poursuivons. Afin de mettre définitivement son lectorat à l’aise, l’éditeur prend ensuite la peine de rédiger une petite note de présentation de l’auteur (note qu’il n’est pas obligatoire de lire, nous indique-t-il immédiatement, conscient que ce genre d’entrée en matière peut surprendre les plus jeunes et mettre de mauvais poils les plus scientifiques d’entre nous).

Bref, je m’installais confortablement, bien décidé à trouver matière à violence physique à l’encontre de mon libraire dans les pages de ce livre au titre ô combien prometteur.

Première nouvelle, seconde, troisième. J’approchais déjà des 70 km/h et je n’avais toujours pas croisé ce délire qu’on me promettait à grand renfort de détails croustillants. Pas classiques, certes (l’histoire de la yourte humaine peut en choquer certains, j’en suis conscient et j’ai adoré l’histoire de cet arbre perdu au cœur des Cévennes), mais pas totalement décalées non plus. Entre les deux, quoi. Le style est très agréable, les phrases bien construites. Ça se lit comme du petit lait. Et c’est déjà énorme par les temps qui courent, de plus en plus vite, il est vrai et il faudrait quand même un jour songer à les rattraper …

Puis arrive la nouvelle éponyme, "Brûlons tous ces punks pour l’amour des Elfes". Et là… bon, qui n’a jamais rencontré de gardien de musée, ni fréquenté un de ces hauts lieux de la perdition intellectuelle, ne peut savoir qu’ils sont lourdement armés afin de pouvoir faire face aux attaques massives de punks (ce qui se produit approximativement tous les jours, à la nuit tombée). Mitrailleuse lourde à l’entrée, sniper sous les toits, nos musées sont bien gardés. Mais les punks sont du genre vicieux (certainement en hommage au défunt bassiste des Pistols même si cela ne nous est pas précisé). Ça canarde sec et les héros portent la moustache. En un mot comme en cent, ça y est, on y est ! Drôle, efficace, impertinent… je sens les baffes s’éloigner à mesure que ma lecture avance.

Seulement voilà.

Les nouvelles suivantes sont moins… comment dire… pas mauvaises, non, comme je l’ai dit, c’est très bien écrit et ça se lit tout seul. Certaines d’entre elles sont même très efficaces (le représentant en ronds-points). Avec ce je-ne-sais-quoi de décalé (les vendanges avec artistes-spectateurs; l’ANPE…) Mais on n’est plus dans le délire de cramons tous ces keupons. On cite bien sûr les Clash, ici ou là, mais on sent que le cœur n’y est plus. À la fin, les remerciements sont presque de trop (du reste, je ne connais aucune de ces personnes, c’est dire…)

Fort heureusement, comme en réponse à la note de l’éditeur du début, l’auteur donne alors sa propre version des faits, et là, on nage à nouveau en plein bonheur.

Un bon livre donc, qui permet de passer un agréable moment de lecture même s’il n’est pas encore assez fou à mon goût (en tous cas au regard du titre qui laissait entrevoir plus de taritude, de déliresse, bref de ce que je n’ai pas peur de nommer en privé, de n’importe-quoi-métal [eh oui, moi aussi j’ai écouté Iron Maiden à fond la caisse en faisait de la air guitare quand j’étais jeune]). Et on aura beau me dire qu’en agissant de la sorte, on ne voulait pas choquer un lectorat normalement constitué, je ne peux que le regretter. D’autant que, je vous le demande, Monsieur Louverture, selon vous, quel lecteur normalement constitué irait acheter un livre portant un titre pareil ?

Bien entendu, une fois de plus, cet avis n’engage que moi et c’est pourquoi je ne saurai trop vous conseiller d’acquérir ce magnifique objet pour vous faire votre propre idée… parce qu’ah oui et ça, je ne vous l’avais pas encore dit, mais ce livre est non seulement divertissant (oh le vilain mot, pardon M. Campredon, promis, je ne le ferai plus) mais en plus, il est beau, la qualité du papier à elle seule mérite le respect, le foulage est exceptionnel et les gravures anciennes édifiantes… Aidons donc, mieux, soutenons par nos achats cet éditeur de bon goût et son auteur prometteur (Allez, lâche toi, jeune ! Je suis sûr que tu peux le faire. Aller encore plus loin ! Voler encore plus haut ! T’inonder de soleil et de fromages de chèvre frais. Vivre pleinement une vie aventureuse et riche en rebondissements, allez, chante avec moi:

I believe I can Fly,

I believe I can touch the sky…

Quant à mon libraire, c’est bien simple, il a de la chance. Car sa baffe n’est pas pour aujourd’hui. Dommage, parce qu’il a vraiment une tête à claques celui-là...

Le Monde de Matéo.

 

Julien Campredon est un plouc, avec tout ce que cela comporte de revendications, de complexes et de liberté d’esprit. Dans son premier recueil de nouvelles, Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes, il nous fait voyager sous les jupes des filles, dans la forêt, dans les vignes. On y croise The Clash, un calamar, des paons et des punks. En douze fables violemment tirées par la tignasse, on se dit que son imagination ébouriffante ferait s’arracher les cheveux à Borges. Julien Campredon, Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes, Monsieur Toussaint Louverture, 192 pages,16 euros.

Jalouse, février 2007.

 

Enfin toutes les nouvelles de Julien Campredon réunies en un seul volume sous le titre de Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes. De quoi retrouver toute la verve, l’humour et la folie de l’auteur de «Boris le babylonien contre l’Aligot Littéraire» paru à l’Atelier du Gué. Un beau livre chez Monsieur Toussaint Louverture.

Brèves, février 2007.

 

Choisi pour son titre invraisemblable, et élu bon recueil de nouvelles après lecture. Dans ce livre tout est bon, y compris la note de l’éditeur, celle de l’auteur, la petite nouvelle sur le rabat de la couverture, etc. La plupart des nouvelles sont à la limite du grand n’importe quoi et les heureuses associations d’images parfois absurdes créées par l’auteur sont d’un grand régal. Désormais, vous ne verrez plus jamais une agence nationale pour l’emploi, un musée, un rond-point, des vendanges comme avant la lecture de Brûlons tous ces punks… car ce livre dévoile pour le coup un certain nombre de faits peu connus et totalement fantastiques sur ce qui peut bien s’y passer. C’est souvent très drôle, pertinent dans l’ironie mordante et drôlement bien écrit. Voilà, à lire d’un coup ou à picorer de temps en temps…

À livre ouvert.

 

Julien Campredon travaille au service culturel de la mairie de Nailloux. Mais c’est aussi un nouvelliste de talent comme en témoigne la récente sortie de son second ouvrage intitulé Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes. C’est sous la bannière de l’éditeur toulousain, «Monsieur Toussaint Louverture», que Julien Campredon vient de sortir, vendredi 24 novembre, son premier recueil de nouvelles. À l’intérieur de cet ouvrage on retrouve 13 nouvelles écrites par cet auteur originaire de l’Hérault, qui a passé une grande partie de sa jeunesse en région toulousaine avant d’y revenir il y a quelques mois et intégrer un poste au sein du service culturel de la mairie de Nailloux. C’est au lycée que l’intérêt de Julien Campredon pour l’écriture prend forme. «Les cours de philosophie sont devenus trop long et je profitais donc de ces heures-là pour écrire des synopsis de BD», confie-t-il en se remémorant cette période. Très vite l’envie d’écrire plus que des synopsis devient à tel point évidente qu’il décide de passer à l’acte. En 1996, il débute l’écriture de son premier texte. Ce n’est qu’à l’issue de celui-ci qu’il découvre qu’il s’agit d’une nouvelle et commence à s’intéresser à ce qu’est vraiment ce genre littéraire. «La nouvelle c’est un raccourci d’idées et c’est vrai que je fonctionne moi-même un peu comme cela. Ce genre me correspond donc assez bien». «Donner une couleur locale à la littérature» D’autres écrits suivront, qu’il publie à partir de 1999 sur Internet, dans la revue de création littéraire «Ragtime». Puis en 2002, Julien Campredon s’intéresse, tout en continuant à écrire, à la culture occitane et à la langue. Une culture à laquelle il fait alors souvent référence dans ses écrits. «Mon éditeur, Dominique Bordes, dit de moi que je réconcilie la littérature régionale avec la littérature. C’est vrai que j’essaye de donner une couleur locale à la littérature, et d’utiliser cette même couleur locale et mes connaissances sur la culture occitane comme un outil dont je me sers pour écrire ces nouvelles», explique l’auteur tout en promouvant «l’ambition universelle» qui doit être celle de la littérature et en combattant au contraire l’idée que celle-ci ne «puisse pas se pratiquer également ici». Après la publication en avril 2006 chez «L’atelier du gué» d’une première nouvelle, «Boris le babylonien contre l’aligot littéraire», c’est cette fois un recueil comprenant treize de ses nouvelles que l’auteur vient de sortir en cette fi n du mois de novembre. Un recueil édité par «Monsieur Toussaint Louverture», maison d’édition avec qui il a travaillé sur la majorité des anthologies qu’elle a publiées depuis sa création. Vous retrouverez au fil de votre lecture des textes faciles à lire, provoquant rires et sourires du fait de leur originalité débordante. À découvrir !

— P.H. dans La Voix du Midi.

 

Julien Campredon sort aujourd’hui son second livre, un recueil de 192 pages ; dans Brûlons Tous ces Punks pour l’Amour des Elfes (éditions Monsieur Toussaint Louverture), il offre aux lecteurs des textes musclés et très drôles, aux accents rocailleux. À 28 ans, il est un jeune auteur qui cumule deux particularités. Tout d’abord, il s’inscrit et se revendique comme nouvelliste, étrangeté dans une France où les rayons de nouvelles n’existent pas en librairies. La nouvelle est selon lui un univers littéraire qui contrairement au roman se prête parfaitement aux raccourcis de pensée, et cette particularité rend le genre particulièrement propre au merveilleux. Par ailleurs, il s’engage dans une démarche surprenante ; il revendique sa localité tout en refusant de se laisser enfermer dans le terroir stéréotypé. Son éditeur dit de lui qu’il «tente et gagne le pari impossible de réconcilier la culture régionale et la Littérature en général». En tout cas, s’il s’agit de littérature régionale, on peut dire que Julien Campredon la dépoussière à grands coups de trompe. Car là où certains peuvent se complaire à parler de champignons ou de généalogies, le jeune nouvelliste n’hésite pas à évoquer dans des situations drolatiques des questions parfois douloureuses. Un écrivain, d’après lui, se doit d’évoquer la société et par-là même des réalités politiques qui y sont attachées ; mais la réponse de l’écrivain ne peut être que littéraire, sinon celui-ci ne serait pas à sa place. Pour autant le travail de l’écrivain passe avant tout par la création d’une vision du monde, car parler de rien, d’après Julien Campredon, c’est un archaïsme bon pour la génération des sixties.
Dans son premier livre Boris le Babylonien contre l’Aligot littéraire, (avril 2006) éditions de l’Atelier du Gué, Julien Campredon a livré un pastiche surprenant sur le Salon du Livre de Paris.
Brûlons Tous ces Punks pour l’Amour des Elfes, (novembre 2006) éditions Monsieur Toussaint Louverture, est avant tout un livre beau. On peut même dit un très beau livre à la couverture et au foulage superbe. Ensuite c’est un livre très agréable à lire. Agréable car certains textes sont franchement hilarants, et le merveilleux y côtoient la réalité. Pour découvrir l’écriture et le ton très particulier de Julien Campredon, le curieux peut écouter la lecture de sa nouvelle éponyme sur le site www.monsieurtoussaintlouverture.net
Lire Julien Campredon ne peut pas laisser indifférent. Que ceux qui vont se laisser secouer cette lecture renversante n’hésite pas à le dire, à le crier et à le répéter ou à offrir ce très beau livre.

Laurent Latour.

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