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L'ATTAQUE DES DAUPHINS TUEURS
le nouveau recueil de Julien Campredon est là.
Yerk ! Yerk ! Yerk !

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P E T I T E   L I S T E
N O N   E X H A U S T I V E
D E   N O S   L I V R E S   À   V E N I R

PAR LE REPRÉSENTANT

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KAROO
Roman
de

STEVE TESICH

— à paraître en janvier 2012 —

Achevé quelques mois avant la mort aussi soudaine que tragique de Steve Tesich et publié de manière posthume, Karoo est le chant du cygne d’un auteur qui n’aurait pas dû disparaître. Si ce roman amer est bien l’ambitieux portrait d’un homme sans cœur et à l’esprit tordu — tout à fait capable de penser qu’une grandiose bonne action est en mesure d’effacer des milliers de mauvaises actions, une rédemption facile et rapide —, il s’interroge aussi sur l’admiration cynique de l’Amérique pour les manipulateurs qui nous vendent des rêves fabriqués en usine. C’est un joyau resté sous le radar du grand public et qui se passe de main en main, une œuvre étonnante, mêlant habilement un humour corrosif à une tragédie frappante.

En tant que script doctor, consultant en scénario, de premier ordre à Hollywood, Saul Karoo mutile et sauve — selon une étrange définition de la qualité — le travail des autres à tour de bras. Il applique le même genre de contrôle sournois à sa vie privé, se délectant d’une quantité de névroses très particulières : son incapacité à se saouler quelle que soit la quantité d’alcool ingurgitée, sa peur envahissante de l’intimité, son incapacité à rester subjectif, sa collusion avec son ex-femme pour fixer la fin de leur mariage raté. Il ne pourrait pas faire les choses correctement même s’il le voulait et, la plupart du temps, il ne le veut pas, jusqu’à ce qu’une occasion unique se présente à lui. En visionnant un film sur lequel il s’est secrètement juré de ne pas travailler, il fait une découverte bien étrange qui l’incite à prendre des mesures extravagantes. La dynamique de cette unique tentative de rédemption s’accélère tandis que, en arrière plan, Tesich se concentre sur le ridicule de la vie de Saul et de ses relations, avec force de détails brillants.

Se désagrégeant entre passé et présent, la manière dont Karoo est écrit reflète la désagrégation du personnage, et le récit nous surprend en permanence comme la vie surprend constamment Saul Karoo ; rien n’est simple dans ce livre et on ne sait jamais à quoi s’attendre. Les personnages secondaires vont et viennent avec leurs têtes pleines de mensonges mais toujours tentant de se convaincre que leurs motifs sont purs tandis que Saul, tel Œdipe sur le chemin de la tragédie, enchaîne erreur sur erreur.

Tesich est si habile dans ses intuitions, ses descriptions et ses observations qu’il est impossible de ne pas balancer en permanence entre amour et haine pour Saul Karoo. Pourtant nous le suivons à travers ses malheureux plans et continuons, contre toute attente, à prendre soin de lui. Car même si Saul est la quintessence de l’anti-héros américain, il est aussi un peu de chacun d’entre nous. Et au bout du compte, Tesich donne du sens à tout ceci et donne à ce livre une profondeur et une puissance considérable. Une histoire de rédemption sans rédemption. Un portrait fort et bouleversant d’un personnage imparfait, autodestructeur et fascinant. Au côté de Roth, Updike, Richler et Below, Steve Tesich rejoint la courte mais prestigieuse liste des auteurs ayant tiré parti de la vie d’un cinquantenaire ayant tournée de façon tragicomique.


« Ce roman est aussi noir que l’enfer. Il est merveilleusement drôle et tout le monde devrait le lire. Il raconte l’histoire de Saul Karoo qui exerce la plus cynique des professions dans le plus cynique des milieux: il réécrit des scénarios de films à Hollywood pour les rendre plus bancables. Saul Karoo réfléchit. Mais il n’arrive pas à comprendre. Il boit. Mais il n’arrive pas à se saouler. De son propre aveu, il ruine absolument tous les scénarios qu’il retouche. La vie de Karoo s’effondre dans un curieux mélange de tragique et de comique. Mais l’homme ne manque pas de ressources, parmi lesquelles son esprit, son ex-femme et son exubérance qui, d’une certaine façon, nous rappellent une autre figure littéraire au grand cœur (brisé): le Herzog de Saul Bellow. Karoo est une œuvre obsédante, profondément humaine et délicieusement réaliste sur le déclin, la chute et la renaissance. »

Howard Jacobson, lauréat de Booker Prize 2010

« Un chef-d’œuvre négligé, probablement à cause de la mort tragique de son auteur, foudroyé par une crise cardiaque à l’âge de 53 ans, quelques mois à peine après avoir achevé son roman. Arrivé aux environs de la centaine de pages, on commence à se demander si, en tant que lecteur, on arrivera à la fin en vie : la dissolution programmée du héros est implacable. Un homme “accro à lui-même”, un alcoolique qui prétend qu’on ne peut le saouler, bien qu’on ne puisse jamais vraiment affirmer qu’il soit sobre, un père négligeant, un mauvais mari, un amant médiocre, mais un bon script doctor, Saul Karoo ne parvient plus à trouver la moindre raison pour résister aux attentions, aux flatteries et aux offres de boulot d’individus qu’il déteste. Ce qui suit est dur à supporter mais l’écriture est si vivante que nous suivons volontiers Karoo le dissolu jusqu’en enfer. »

— The Wall Street Journal

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Remarquable, n'est-ce pas? N'est-ce pas !
traduit de l'américain
Nouvelles ou quelque chose comme ça
de

ROBERT BENCHLEY

— à paraître en mai 2012 —

Robert Benchley (1889-1945), pilier du New Yorker, a chroniqué de sa prose cinglante chaque aspect de la vie culturelle et quotidienne, pour dresser de ces instants un tableau si drôle et si juste qu’il a traversé les décennies sans perdre de son mordant.

Sans concession pour le politiquement correct, il n’hésite pas à taper dans les clichés pour les mettre à mal, et excelle dans l’absurde. De sa vision des artistes à celle du service public, il reste l’observateur joyeux et insolent de l’humanité, recrée un monde où les choses ne sont pas ce qu’elles semblent, s’attarde sur les détails dérisoires pour les monter en mayonnaise tout en rappelant que rien n’est grave et que tout est relatif. Ou l’inverse.

Tout le monde a un remède contre le hoquet, tout le monde a déjà passé des heures dans une file d’attente juste pour poster une ridicule lettre, tout le monde déteste les chiens qui aboient pour un oui ou pour un non, tout le monde revient de vacances un jour ou l’autre, tout le monde passe un temps fou à essayer de lire les chiffres romain sans se tromper… mais tout le monde ne sait pas faire face à tous ces petits désagréments de la vie comme Robert Benchley, sait le faire. Bref, heureusement qu’il est là pour vous sauver la vie.

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Riddley Walker
traduit de l'américain
Roman
de

RUSSELL HOBAN

— à paraître en septembre 2012 —

Riddley Walker se déroule dans un futur lointain, après un holocauste nucléaire (le Grand Un), où l’humanité tout entière est retombée à l’âge de fer et où seuls ont survécu les hommes et les chiens mangeurs d’hommes. L’ignorance et la superstition ont remplacé l’attelle engeance et la langue n’est désormais plus qu’un patois dans lequel on retrouve quelques fragments de la connaissance passée, noyée dans le folklore. La langue est bien l’héroïne de la catastrophe nucléaire.

Au premier abord dépouillé et humilié, le Parleriddley se révèle être lourd d’un passé enfoui dans ses mots. La langue de 2347 N. C. (Notre Compte) a subi le même sort que l’atome en fission : les syllabes et mots tronqués sont répartis sur la page comme des morceaux après l’explosion. L’histoire est entièrement racontée dans cette langue créée de toute pièce par Russell Hoban, et qui n’est pas sans rappeler Le Livre de Dave (qu’il a inspiré), la novlangue de 1984 ou le nadsat d’Orange mécanique. Riddley Walker, douze ans, vagabonde dans un Kent dévasté par la guerre et, tentant de retracer ce qui s’est passé le jour du Jugement Dernier, découvre l’existence d’un complot visant à récréer une bombe atomique (le Petit Un).

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Vilnius Poker
traduit du lituanien
Roman
de

RICARDAS GAVELIS

— à paraître en 2013 —

Vytautas Vargalys est coincé dans un emploi absurde, contraint à créer un catalogue numérique pour l'une des bibliothèques de Vilnius contrôlé par les Russes, à laquelle personne n’a accès.

Survivant des camps de travail — une expérience qui l’a perturbé aussi bien physiquement que mentalement —, Vargalys est obsédé par « ce qui se passe » réellement sous la surface de Vilnius. Alors qu’il commence à perdre ses derniers repères, il découvre qu’Ils ont repris le contrôle. Ils sont des démons ayant pris forme humaine. Ils sont déterminés à voler toutes les âmes et à foutre la merde dans le monde. Vargalys commence à trouver des preuves de Leur existence partout où il regarde : dans les livres, dans la mort de son meilleur ami et dans les très jolies femmes envoyées pour travailler avec lui à la bibliothèque.

L’une d’elles, Lolita, est une sorte de femme fatale au passé mystérieux et porte un amour grandissant pour Vargalys. Vilnius Poker conte cette tragique relation entre Vargalys et Lolita – et entre Vilnius et ceux qui y vivent – de quatre points de vue différents, et saisit l’horreur surréaliste de la vie sous le joug soviétique.

Parfois lyrique, philosophique et profondément dérangeant, Vilnius Poker est souvent considéré comme le tournant de la littérature lituanienne, et a permis à Gavelis d’acquérir sa réputation de plus grand romancier lituanien.

Ricardas Gavelis est écrivain et dramaturge, il a publié son premier livre – un recueil de six nouvelles intitulé The Celebration that has not begun – en 1976, puis a écrit six romans, trois recueils de nouvelles et plusieurs pièces de théâtre, avant de disparaître en 2002. Ses autres romans sont, entre autres, Seven Ways to Commit Suicide, The Last Generation of People on Earth, et The Life of Sun-Tzu in the Sacred City of Vilnius.

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La Ligne du temps
et
Les Principaux faits de l'Histoire

commentés par l'anecdote et
Abordés de façon limpide et soignée
à l'usage des jeunes gens d'aujourd'hui
par
MONSIEUR VANDERMEULEN
(pédagogue reconnu)

— à paraître en 2012 —

Éminent pédagogue, Monsieur Vandermeulen s’est assigné avec ce petit livre le plus grand des défis pédagogiques : rendre compte à notre jeunesse éperdue, par une synthèse tout à fait neuve et moderne, de ce que l’Histoire et ses grandes dates tente de nous dire ; de la naissance de Jésus-Christ aux confusions philosophiques produites par le XXe siècle, on s’est évertué à rendre clair et compréhensible l’essentiel des évènements historiques, cela grâce à une ligne du temps soignée et étirée sur 2000 années, méthode qui rompt avec toutes les approches connues jusqu’ici.

 

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E