Pourquoi je n'écrirai jamais rien sur le football

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Moi, ce que j’aime, c’est les monstres,
d’Emil Ferris. Le projet le plus ambitieux
que nous ayons jamais porté sera
en librairie le 23 août.

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P O U R Q U O I   J E   N ' É C R I R A I   J A M A I S
R I E N   S U R   L E   F O O T B A L L .

PAR LAURENT LATOUR

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– Je suis un grand écrivain.
– Les grands écrivains vont dans des salons pour lire en compagnie de jolies bourgeoises.
– Ils ne vont pas se mêler à la foule, ou alors seulement pour tâter un peu de l’ambiance, pour voir où en est la populace, c’est tout.
– Le grand écrivain que je suis ne regarde pas la télévision, et encore moins les retransmissions en direct de l’Euro 2004.
– La télévision pour un grand écrivain est un objet avilissant.
– Je suis un grand écrivain alors peu importe pour moi que l’on puisse ajuster ou encore allumer un gardien.
– Dans mon vocabulaire, une demi-volée c’est ce qu’un gamin de ferme ne rate pas de prendre s’il ne se tient pas à carreau.
– Je n’ai pas besoin de sortir de chez moi pour savoir les choses de ce monde et en rendre la substance. Autrement dit je n’ai pas besoin de mouiller mon maillot ou de mettre mon pied sur le ballon pour donner à lire l’esprit de ce sport.
– Je ne suis pas un grand footballeur.

 

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E