Lettres 16.10.2003

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« Tous les hommes du roi commence
comme une comédie du pouvoir, emprunte les chemins
de la fresque historique et se conclut sur un entrelacs
de tragédies, la somptuosité de l’écriture le disputant
dans chacun de ces registres à la profondeur de la pensée.
Chef-d’œuvre ? Oui, dix fois plutôt qu’une. »
Les Inrocks

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L E T T R E S

[ JUSQU'À LA MI OCTOBRE ]


De : Delphine D.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Un témoignage (16/10/03)

Je suis de Aleg. Mon père était maçon. Tous les matins je le suivais à son travail. Je le suppliais. Toutes mes amies allaient à l’école. Je les accompagnais. Je restais à l’extérieur de la classe. Le maître ne voulait pas de moi. Certainement j’ai compris plus tard qu’il ne pouvait pas me prendre car il avait déjà trop d’élèves. Mais je restais là. J’écoutais ses leçons. Même quand les enfants répétaient, je répétais avec elles. Des fois je faisais les devoirs avec elles et elles m’expliquaient les leçons. Tous les matins je suivais mon père à son travail. Je le suppliais de m’envoyer à l’école. J’étais plus intelligente que certaines qui avaient le droit elles. C’était injuste. Mais il ne voulait pas m’entendre. Un jour par chance le préfet m’a entendu. Il est allé demander à mon père pourquoi il ne voulait pas m’écouter. Il m’a alors amenée à l’école et il a payé mes frais de scolarité. Mon père m’a dit mais toi pourquoi tu vas jusqu’à demander au préfet que tu veux aller à l’école.

Malheureusement, on m’a fait un mariage précoce. Je suis partie à Nouakchott. A l’âge de 8 ans j’ai eu un prématuré. A 7 mois. Il ne pleurait pas. Il ne bougeait pas. Je ne pouvais malheureusement pas l’allaiter. J’ai eu mon certificat pour entrer au collège mais mon mari m’a interdit de continuer.

A 15 ans j’avais deux garçons. J’ai divorcé. J’ai cherché du travail dans les administrations. Mais personne ne voulait de moi. Une fillette de 15 ans avec son passé…

Un jour par chance il a beaucoup plu. La bibliothèque et ses 2500 livres ont été inondés. Beaucoup de livres étaient gâtés. Personne ne voulait les garder. Ils ont cherché quelqu’un qui voulait bien les garder. J’étais volontaire pour les garder chez moi. Il y avait beaucoup de chambres dans ma maison à Aleg. J’ai pris tous les livres dans une chambre. Je les ai triés, je les ai rangés. J’ai commencé à les lire un à un. J’ai commencé par ceux qui m’intéressaient le plus. Les romans d’aventure, des policiers, des trucs comme ça. Ceux qu’on a envie de lire en premier. En 3 mois je les avais tous lus. Je n’avais rien d’autre à faire. Je passais toutes mes journées à lire. J’ai très vite enrichi mon vocabulaire. Je comprenais très bien le français. Et je m’exprimais très bien et correctement même. Après je les relisais un à un.

Je suis allée voir le hakem, le préfet, pour lui demander de travailler avec lui. Je pouvais l’aider pour son secrétariat. Je pratiquais très bien le français. Il a accepté mais je devais d’abord faire du bénévolat. J’ai fait du bénévolat pendant 3 ans. J’ai beaucoup appris sur le fonctionnement des administrations.

Je me suis mariée avec un préfet d’une autre région qui passait par là. J’ai beaucoup voyagé avec lui. J’avais maintenant une ligne budgétaire et j’apprenais beaucoup. J’ai fait beaucoup de régions en Mauritanie.

Et puis un jour par chance j’ai été mutée à Aleg. J’avais à nouveau divorcé. Je travaille maintenant comme chef de l’antenne régionale du Secrétariat d’Etat à la Condition Féminine. Je suis fonctionnaire du Ministère de l’Intérieur. Nous travaillons avec 3 autres femmes pour accompagner conseiller et suivre les 207 coopératives féminines de la région. Nous les orientons vers les Nissa Banques qui sont des associations d’épargne et de crédit. Nous mettons en place des formations. Nous développons les garderies communautaires qui permettent aux jeunes filles de poursuivre leur scolarité et aux mères de se mettre en activité. Nous avons créé des associations de mères éducatrices. L’Etat ne nous donne aucun moyen. Nous n’avons même pas de véhicule pour sillonner la région. Mais je me rends dans les communes et je les dérange pendant leurs conseils municipaux pour qu’ils débloquent leurs fonds destinés aux femmes. Je vais aux préfectures aussi. Notre centre de formation informatique est en partenariat avec une association de Marseille. Et mon Association Mauritanienne de Planning Familial, de Santé et d’Education a bénéficié des fonds canadiens. Ils nous ont permis de construire ce bâtiment qui contient même une salle de conférence qui est très sollicitée. Nous menons des actions de sensibilisation en faveur de la scolarisation, pour lutter contre les pratiques de mutilations génitales, contre le Sida, les MST, le paludisme. Nous traitons aussi le volet juridique.

Les femmes apprennent qu’elles ont des droits et leurs enfants aussi. Nous réglons des problèmes conjugaux parfois. Cela se finit à l’amiable, nous évitons des divorces. Même des hommes viennent nous voir maintenant pour nous expliquer leurs problèmes. Des fois je leur explique qu’ils ont tort, qu’il faut se comporter de telle ou telle façon avec leur femme. Elles, viennent souvent demander à exposer leurs problèmes ou leurs interrogations à la radio rurale qui consacre une émission exclusivement pour les femmes.

Aujourd’hui j’ai un mari. Il est là. C’est mon troisième. Il est retraité dans quelques mois. Il est spécialiste dans l’environnement. Il lutte pour sa préservation. Il a un projet de fours solaires. Pour limiter l’utilisation du charbon qui accélère la désertification, il veut mettre en place des systèmes de crédit qui permettraient aux foyers d’avoir ces fours solaires qui sont très efficaces. La cuisine est vraiment bonne avec ça. Ca ne change pas le goût. Lui-même prépare du bon tieboudienne. Lui, il est de St Louis alors il connaît bien le tieboudienne avec du bon poisson. Si vous aviez le temps, il vous préparerait une bonne soupe !

Delphine D.

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De : Philippe de J.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Une contribution (15/10/03)

« Paisible petit couple de retraités, Gérard et Francine se croyaient à l'abri des violences quotidiennes auxquelles ils assistent chaque soir à la télévision. Il est 18h30 et le dîner est prêt, lorsque quatre hommes surgissent dans la cuisine. Après avoir frappé et brutalisé Gérard et Francine, leurs agresseurs saccagent le pavillon. Ils finissent par trouver 80.000 francs en billets, et s'enfuient, après avoit ligoté leurs victimes. Pendant quatre jours, Francine et Gérard ne mangeront ni ne boiront et connaîtront l'enfer avant de parvenir à se libérer. »

Oui je crois que vous avez raison. Je finis quand même par me demander pourquoi je vous l'ai envoyé celui-là. Je crois que je n'ai pas le chic pour les textes courts, or je sais que c'est cela que vous recherchez. Je me souviens avoir lu ce fait divers et je me souviens que la somme de 80.000 francs était étrange, mais je ne crois pas que je sois bien arrivé à dire justement ces 80.000 francs.
Ce n'est pas grave. Vous aimez bien ma lettre de future millionaire, cela suffit à ma peine d'en recevoir autant, de ces courriers qui annoncent ma fortune enfin faite d'ailleurs si on me donnait un euro à chaque fois que j'en reçois une, c'est sûr, je serais riche.
Amicalement
Phil

PS: dites vous ne travailleriez pas de nuit des fois, tout comme d'autres que je connais qui ne sont pas encore millionaire?

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De : Sandrine B.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Une grenouille (14/10/03)

Bonjour,
 
Ayant vu votre appel sur le forum de la revue Le Matricule des Anges, et après avoir fait un tour sur votre site (je ne regrette pas, j'ai bien ri et j'aimerais bien que votre représentant m'explique comment disparaître en fumée, cela me servirait beaucoup, notamment quand mon mari me demande ce que j'ai bien pu acheter l'autre jour, celui où j'ai disparu avec le chéquier- ça je sais faire si vous voulez, on échange. C'est à dire que vous me donnez votre chéquier et je vous passe le mien (celui que mon mari secoue dans tous les sens pour voir s'il reste une feuille).

Vous êtes toujours là ?

Bon, bref, après avoir vu votre appel, je me permets de vous proposer un texte, genre sketch théâtral pour votre revue. Ce texte est en ligne sur le site Proscenium (ou le sera bientôt) et va être joué fin mai au Centre culturel de ST Raphael, dans le Var par le théâtre de l'aparté.

Comme j'ai noté que vous n'aimez pas les pseudonymes, je ne signerais pas la panthère en maillot de bain ou le phénix de la littérature mais bien de mon nom, Sandrine B., et si vous le trouvez stupide, adressez-vous à mon mari, c'est lui le coupable. Mais je vous préviens, là, tout de suite, il n'est pas de très bonne humeur.

Au cas où vous vous posiez la question, non, je ne suis pas habituellement dans cet état-là, non, je n'ai rien fumé, même pas les trous de la moquette mais je crois que vous voyez là les effets secondaires d'un passage sur votre site.

Amitiés,
Sandrine B.

SI J'ETAIS UNE GRENOUILLE
 
La grenouille, une jeune femme ou une adolescente, le prince
La grenouille :
Tout d'abord un coassement, puis des mots des sons qui ressemblent à des syllabes, puis des phrases intelligibles
Si j'étais si j'étais
Si j'étais le monde
Si j'étais une île
Si j'étais sorcière
Si j'étais folle
Si j'étais belle
Si j'étais tout
Et si je n'étais rien ?
Si j'étais moi
Ou même toi ?
Si j'étais
Si j'étais

La jeune femme :
Avec ta scie, grenouille, on mettrait nos rêves en bouteille. Ils flotteraient sur le ruisseau, descendraient le courant, pousuivis par tes petits têtards. Un jour, ils se jetteraient dans l'océan.

S'adressant à la fois à la grenouille et au public
Mais nous, nous resterions là, bien assis sur nos conditionnels.

La grenouille indifférente poursuit :
Si j'étais Si j'étais
Si j'étais la nuit
Je serais ses étoiles
Si j'étais un animal
Si j'étais un rêve
Si j'étais un conte
Si j'étais une fée
Si j'étais aujourdh'ui
Ou même demain
Si j'étais
Tu dormirais
Si j'étais si j'étais

La jeune femme s'est couchée et s'est endormie. Elle rêve.

Un prince s'approche de la jeune femme :
Belle princesse, je vais te donner un baiser et je te délivrerai de ce sort terrible.

La grenouille :
Si j'étais une princesse, je ne pourrais plus être une grenouille.
Si j'étais une femme, je ne voudrais pas être princesse.
Si j'étais un homme, je n'embrasserais pas les grenouilles.
La jeune femme ouvre les yeux, elle regarde le prince avec surprise.

Il se penche vers elle pour l'embrasser.
Elle bondit avant qu'il n'ait pu lui donner un baiser.

La jeune femme :
Mais mais mais...je ne suis qu'une femme !

Le prince tape du pied :
Si ! Je peux tout faire avec des si !
Pas de mais !
Le prince s'accroupit, l'air furieux, il gonfle les joues puis il se met à sauter comme une grenouille (il se transforme en grenouille). Il rejoint la première grenouille et les deux se mettent à coasser.

La jeune femme :
Si c'est un monde !
Si c'est comme ça,
je retourne dans le mien.

Elle annonce aux grenouilles, en leur faisant un pied de nez :
demain, je me marierai et j'aurai beaucoup d'enfants !

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De : Benoit B.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Attention les yeux (6/10/03)

Tiens, je vous soumets un truc drôle pendant que j'y pense...
Vous vous y connaissez en verbes défectifs ? vous savez, ces verbes qui n'ont plus que quelques unes de leurs formes conjuguées... Un vrai bonheur, des mots qui ont perdu une bonne part de leur existence (un peu comme un aveugle sans bras nu dans le couloir d'un hôtel lors du colloque des base-balleurs voyeurs muets). L'un d'entre eux, mon préféré, est le verbe challoir. Il est dit, dans le Grévisse et le Bécherelle, que ce verbe n'est usité que dans l'expression : "peu me chaut" (entendu : peu m'importe). Les autres formes conjuguées n'existent plus, et il est donc devenu impossible de l'utiliser autrement...
Seulement voilà (et c'est là qu'intervient B. le retors, B. le filou, le roué B.) : la forme verbale infinitive existe !!!
C'est justement CHALLOIR. Mouhahaha... hahahahah... Il est donc possible d'utiliser le verbe dans cette autre forme qui lui reste et de former une phrase comme celle qui suit (attention les yeux) :

IL EN FAUDRAIT PLUS POUR ME CHALLOIR !!!

Cordialement,

B.

PS : un jour prochain, nous réfléchirons ensemble au sens du mot "fur" sorti de son contexte phrasial "au fur et à mesure"...

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De : Philippe de J.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Omission (6/10/03)

Authentique lettre d'un assuré à son courtier :
« Dans mon courrier précédent, relatif à mon accident de voiture du ... ( date inconnue ), j'ai omis de vous préciser qu'il y avait eu un mort.»

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De : Philippe de J.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Ambivalence policière (6/10/03)

Insolite, lors d'une descente de police dans un quartier de prostitution, les agents de police du XII ème arrondisement de Paris, soupçonneux également d'un traffic de stupéfiants ont été bien embarassés pour la fouille au corps de deux détenus transsexuels. La règle stipule en effet que toute fouille au corps doit être exécutée par un agent de police du même sexe.
Apparemment la police manque cruellement de policiers transsexuels.

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De : Philippe de J.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Lettre (6/10/03)

On me l'a envoyée, je vous l'expédie. Elle vient du Vénézuela, est écrite par un légionnaire. Cette chaîne doit faire le tour du Monde. Même si vous n'êtes pas supersticieux, faites attention à ce qui suit... Monsieur Froid, père de sept enfants, reçoit la chaîne en 1969, fait 7 copies et les envoie. Il gagne trois millions à la loterie trois jours après. Monsieur Malgras la reçoit en 1969, la fait photocopier par sa secrétaire et les envoie. Il voit ses conditions sociales s'améliorer rapidement. Monsieur Hulé reçoit la chaîne, la lit et la brûle, sa femme et ses deux fils ont trouvé la mort, la nuit, dans un incendie de la maison. Monsieur Menvussa l'oublie dans un tiroir et perd son emploi. Il la retrouve et obtient un emploi supérieur au précédent. Dans aucun cas cette chaîne doit être brisée. Faites 7 copies et envoyez les. Vous aurez un événement dans les neuf jours.
Bien amicalement.

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De : Benoit B.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Ouverture (25/9/03)

Sur votre site : j'aime tout (sauf les fautes de frappe qui décrédibilisent le personnage comme le slip kangourou de Thierry Lhermitte dans les bronzés. Mais comme le dit Thierry (alias Popeye) "si ça casse le personnage, ça casse pas c'qu'y a dedans".

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De : Benoit B.
Objet : Pas le temps de jouer (20/9/03)

Ce jeu m'énerve. Pourtant j'y joue tous les jours, du soir au matin, je m'acharne, je lutte, sans succès. Je n'ai jamais réussi à passer le premier niveau. Je n'ai jamais vu la suite, j'ignore totalement de quoi elle est faite. Et à chaque fois, je perds au même endroit du jeu, sur le même score. Pourtant le premier niveau est d'une facilité incroyable. Il suffit de répéter exactement les mêmes gestes pendant tout le tableau. Et le score augmente. Parfois vite, parfois plus lentement selon les difficultés rencontrées, mais c'est quand même toujours la même chose. Les personnages changent constamment, on croise de nouvelles têtes, il y a des caractères qui restent. Globalement, la forme change, les décors aussi, mais le principe est toujours le même jusqu'à la chute. Je connais le premier niveau par cœur. mon score augmente d'un en un sur la fin, et à chaque fois la machine se bloque sur 2359. Ensuite je perds la partie et je suis obligé de repartir à 0000, à chaque fois. Le programme m'encourage sur la seconde moitié du premier niveau en me disant PM, ce qui signifie Pas Mal, si l'on en croit les concepteurs du jeu. Mais à chaque fois que je chute, le programme recommence et, sarcastique, me fait AM :
Ahh Moyen.

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De : Chris T.
À : Un ami de M.T.L.
Objet : Rien n'est inutile (17/9/03)

Je n'ai que 15 ans.

Chris.

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De : Anne-Charlotte R.
À : Dominique B.
Objet : _________ (31/7/03)

Je pense que pour commencer je vais aller verser un encrier sur la chaise de mon abruti d'ex.
Ensuite, je vais débrancher son clavier et sa souris de l'unité centrale...
...
Non ca me fait même pas rire...
Je pense que là, la seule chose qui me soulagerait serait de lui foutre mon poing dans la figure...
Et encore...
Y'a pas un club de boxe à côté de la piscine?

AC2R

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De : Cédric M.
À : Dominique B.
Objet : Une déchirante passion (9/9/03)

Ton absence m'est intolérable. Je ne sais plus si je suis fou ou simplement malade mental ou peut-être les deux. Il me sera difficile de venir te rejoindre avant la pentecote comme nous en avions parler la dernière fois. Cela m'ennui et contrecarre nos projets mais tu sais comment est Père dès qu'il s'agit de toi.
Sans toi ma vie n'est qu'un songe et ma douleur n'a d'égal que la distance qui me sépare de toi.
Cet été nous avons eu une bonne récolte de Maïs, mais l'heure n'est plus aux joies de ces douces journées estivales à la propriété car Père a décider d'installer ce vieux canon de 72 pouces de la guerre de sécession grace auquel il avait franchi les lignes ennemies (te souviens-tu de cette histoire? Oh, mais oui, ta mémoire n'a d'égal que la taille du boulet de ce pauvre canon en bronze poli par les ages et la sueur des soldats...Mais je m'égare!)
Donc il nous faut préparer l'hiver au domaine et mon ambition professionelle n'a d'égal que la lenteur des formalité de mon concessionnaire terrien affilié à l'Administration Fromagère des Propriétaires Anglais. Et oui, Père a enfin accepté que je me lance dans les affaires et m'octroie pour cela l'administration des réseux fermiers producteurs de fromage de brebis, le seul dans toute la caroline du Sud, dois-je te le rappeler.
Quand reviens tu mon amour, mon chagrin n'a d'égal que l'intensité des étoiles au coucher du soleil sur le port de Brisbank où nous avions regarder ces pauvres esclaves noirs manger des conques sur la plage, te souviens tu, mais oui.

Scarlet, bisous, bisoux,smack,smack (+odeur de parfum de fille)

Post Sriptum: Je t'ai tricoté un gilet au crochet, j'espère qu'il te plaira.

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De : Ludovic F.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Performances et références (11/9/03)

Je voudrai juste souligner les références musicales et filmiques présentes dans le touchant récit d'Émilie D.
Dimanche 13 octobre - "Il raconte aussi une histoire de carte routière et décidément il commence à vraiment me plaire."
Samedi 26 octobre - "Je passe à la bibliothèque et achète ensuite le CD de Bumcello, ça me fait penser à G."
Samedi 3 novembre - "On regarde un passage de Paris Texas, puis on rentre. G n'est pas venu parce qu'il est rentré tard de Saint Malo. Il s'est d'ailleurs perdu sur la route, avec son sac à dos."
Dimanche 10 novembre - "On s'embrasse, je lui sers un verre de muscat puis on reste planté pas mal de temps sur mon lit. On décide d'aller manger puis de voir Mulholland Drive."
Samedi 16 novembre - "On passe des moments décisifs sur Jimy Hendrix."
Samedi 23 novembre - "G passe vers 20 heures 30. On regarde Baisers volés puis Domicile conjugal. On fait l'amour sur The sound of silence."
Dimanche 24 novembre - "G est le dernier à partir, reste encore vingt minutes, m'embrasse sur la BO d'Amélie Poulain."

Ok pour dimanche 13 octobre, il n'y a pas de référence.

Ludovic Florenty.

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De : Marie S.
À : M. Toussaint Louverture
Objet : Les enfants (11/9/03)

Je pense que les enfants s'amuseraient beaucoup plus si on voyait des elfes plus souvent.

Marie.

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[D'AUTRES LETTRES]

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E