M. T. L. ouverture sur le monde : Modéle premier niveau

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Personne ne gagne de Jack Black
débarque en librairie !

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L A I S S E Z - M O I   V O U S
D I R E   O Ù   E L L E   V A

PAR SARAH B.*

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C'est le matin que je peux le mieux décrire son trajet.

Elle s'est levé depuis cinq minutes que déjà elle passe et repasse par sa chambre. Même si ses allées et venues m'ont réveillé, je fais douillettement semblant de dormir, ou je dors pour de bon. Elle va dans la salle de bain, puis dans son bureau, elle y réunit ses affaires, le travail qu'elle a préparé la veille. Elle fait aussi du café que mon flair me permet de sentir.

Et elle s'en va. Avant je profite de l'un de ses passages à ma proximité pour lui extorquer un peu de tendresse. La scène est toujours floue mais très chaleureuse, elle a l'odeur parfumée et piquante des femmes du matin et sa main me caresse souvent le haut de la tête.

Après je sais qu'elle n'est plus là. Elle marche dans les rues, elle prend son bus. Elle traverse le fleuve pour rejoindre l'endroit plein d'enfants sur l'autre rive. Arrivée là-bas, je ne peux décrire avec certitude ses déplacements, je sais que moi je tourne un peu dans l'appartement, je m'attaque à quelque chose puis j'oublie ce que je suis en train de faire pendant qu'elle est dans la grande pièce aux petits bureaux.

Elle est du genre à occuper l'espace, à se rendre présente, je suppose que sa voix cour après les enfants bruyants à longueur de temps.

Il y a une pause le matin, alors elle sort, si c'est bien son tour de surveiller, sinon elle reste dans la pièce de dressage. Puis il est rapidement midi, elle se rend à la cantine tandis que je fouine pour dégotter quelque chose à manger. Le soir quand elle est rentrée, elle parle de sa journée, de façon générale elle n'aime pas autant que moi la cantine.

Les enfants dont elle s'occupe sont trop grands pour faire la sieste, alors elle les amène courir au stade. Pour passer le temps je la cherche dans l'appartement, ou alors je m'endors et je la vois passer de la pièce où je suis, dans une autre. Alors je m'élance, mais même en regardant bien partout je ne la trouve pas.

Enfin elle revient, en bus ou en voiture, enjambant le fleuve parmi la circulation. J'entends des pas dans l'escalier, mais je ne m'agite que quand ses clés tintent et cliquettent. Elle jette nonchalamment son sac dans le couloir pour venir directement me serrer dans ses bras. Après je suis tellement content de la voir, elle est si présente, que je ne me rappelle plus très bien de ce que nous faisons. À part peut-être qu'elle m'accompagne faire un tour dans le quartier. Sans laisse.

 

*Écrit sous pseudonyme et avec le point de vue d'un chien appelé injustement STEEVY

 

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E