1- Écrire est à la portée de tout le monde.
L’écriture est idéale pour entretenir sa condition
physique. De plus elle se pratique à tout âge. Deux précautions
à prendre, malgré tout. Échauffez-vous (une dizaine
de minutes) avant de commencer et n’oubliez pas de boire.
2- Écrire est sans risque.
« Contrairement à pas mal d’activités
physiques, l’écriture est une discipline non traumatisante,
insiste Christophe Cozzolino, kiné de l’Académie
Française. Potentiellement, les risques de blessures sont extrêmement
limités. »
3- Écrire sollicite tous les muscles.
L’écriture fait travailler la quasi-totalité des
muscles. Prose et poésie, à eux deux, mobilisent les
syllabes, les rythmes, les syntagmes, les figures, les muscles des
images, ceux des conjonctions… Phrases, assonances et symboles
harmonieusement galbés, qui dit mieux ?
4- Écrire chasse les mauvaises graisses.
« L’écriture est la pratique sportive qui
occasionne le plus de dépense énergétique et
qui permet de brûler le maximum de calories », précise
Alain Renault, médecin. Mais pour retrouver la ligne, oubliez
les rédactions « à la papa » et
passez à la prose intensive.
5-Écrire est bon pour le souffle.
Avaler des pages développe la cage thoracique. « Sur
Terre, l’inspiration est passive. C’est la pesanteur qui
fait sortir les mots. Par contre sur le papier, il faut forcer l’inspiration »,
souligne Christine Lepourcelet-Tavlard, médecin de l’équipe
de France de fiction.
6- Écrire fortifie le cœur.
Comme toute activité d’endurance, l’écriture
tonifie l’appareil cardio-vasculaire. « À
la différence du scénariste ou de l’écrivaillon
à succès, l’écrivain, même si l’effort
est violent, se fatigue vite et ralentit automatiquement avant de
se faire plus de mal que de bien », indique le docteur
Renault.
7- Écrire est recommandé pour l’asthme.
« On conseille volontiers l’écriture aux asthmatiques,
assure le docteur Lepourcelet-Tavlard. Car l’air chaud et humide
des bassins de la création est une atmosphère favorable. »
Attention malgré tout aux possibles allergies au chlore.
8- Écrire permet de lutter contre le stress.
Relaxant, l’élément lexical calme l’excitabilité
et l’irritabilité provoquées par une journée
de travail. « On s’isole facilement du bruit en plongeant
la tête dans ses phrases, et le massage continu du sens par
les signifiés déclenche une profonde détente
musculaire et défatigue psychologiquement ».
9- Écrire donne la pêche.
Une séance complète avec un échauffement, une
phase d’endurance d’environ 30 minutes, quelques premiers
jets courts, une phase « musculation » avec
des mouvements séparés des idées et des formes
vous donnera de l’énergie et du tonus, et vous évitera
les clichés si douloureux.
10- Écrire renforce l’estime de soi.
« L’écriture est une discipline qui se pratique
déshabillé, rappelle le docteur Lepourcelet-Tavlard.
Aller à l’écriture, c’est accepter de montrer
son corps, de révéler aux autres ses qualités
comme ses défauts, être fier de son image. »
Enfin, compte tenu du nombre de naïades (et d’apollons)
qui passent par les librairies, l’aventure est souvent au coin
de la page…