Une histoire de fous dans l'URSS de l'ère Khroutchev?

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Personne ne gagne de Jack Black
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U N E   H I S T O I R E   D E   F O U S   
D A N S   L ’ U . R . S . S .   
D E   L ’ È R E   K H R O U T C H E V ?

PAR THIERRY ACOT-MIRANDE

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Thierry Acot-Mirande est l'auteur de Temps gelé.

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Le 30 juin 1908, à 17h17 (heure locale) une boule de feu traversa le ciel sibérien. Depuis les compartiments qu’ils occupaient dans le Transsibérien, plusieurs voyageurs virent cette masse incandescente se diriger du sud vers le nord. Une forte déflagration suivie d’une série d’explosions moins puissantes ébranla peu après le train. La secousse fut enregistrée par les sismographes du monde entier. À Irkoutsk – ville située à 900 km du point d’impact – le pendule du sismographe balança durant une heure environ. Les explosions furent perçues à 1000 km à la ronde. Des troupeaux entiers de rennes furent décimés et de nomades réduits en cendres avec leur tentes.

Il faut attendre 1921 pour que le professeur Kulik entreprenne de rassembler les témoignages relatifs à cet événement. Poussant leurs recherches vers le nord, les membres de son expédition acquirent la conviction que le désastre avait été occasionné par une explosion d’une puissance inouïe. On découvrit dans un terrain marécageux des cratères de toutes dimensions : peut-être s’agissait-il d’impacts de météorites ? On creusa, on fouilla, mais on ne trouva pas la moindre trace de métal, pas la plus infime parcelle de nickel ou de pierre. Des appareils sensibles à la présence métallique la plus subliminale restèrent muets.

Deux autres expéditions furent organisées en 1961 et 1963 par l’Académie des sciences soviétiques. Dirigée par le géophysicien Solotow, l’expédition de 1963 équipée d’appareils ultra-modernes, parvint à la conclusion qu’il s’agissait d’une explosion nucléaire.

Et ce n’est pas tout…

En mars 1964, le journal « Swezda » de Leningrad publiait un article selon lequel des êtres évolués habitant la constellation du Cygne avaient cherché à prendre contact avec la terre. Les auteurs de cet article, Genrich Altow et Valentina Schuralewa, prétendaient que l’explosion sibérienne de 1908 était la réponse à une éruption massive du Perbuatan, volcan de l’île indonésienne de Krakatau. L’éruption de ce volcan survenue en 1883 avait propulsé dans l’espace un réseau très dense d’ondes radio. Les lointaines intelligences stellaires avaient cru qu’il s’agissait d’un signal émis à leur adresse depuis les profondeurs de l’univers ; elles avaient envoyé sur la terre un rayon laser d’une puissance excessive. En pénétrant dans l’atmosphère terrestre au-dessus de la Sibérie, ce rayon s’était transformé en matière.

Le commentaire de « Swezda », convenons-en, va si loin dans le fantastique qu’il laisse un peu songeur sur l’état d’esprit de l’intelligentsia soviétique de l’époque. Quant aux théories qui attribuent l’explosion à un impact d’antimatière, on ne peut pas non plus leur ajouter créance : la Tunguska entière aurait été réduite à néant car le choc de la matière et de l’antimatière se traduit par la dissolution totale de l’une et de l’autre. Au surplus, il est peu probable qu’un morceau d’antimatière ait pu franchir des distances aussi considérables sans entrer en collision avec de la matière bien avant d’avoir atteint l’atmosphère terrestre.

D’autres notabilités scientifiques russes des années soixante suggérèrent qu’il fallait attribuer la catastrophe nucléaire de 1908 à l’explosion de la centrale d’énergie d’un vaisseau spatial extra-terrestre.

En 1979, le cinéaste Andreï Tarkovski termine le tournage du film que d’aucuns considèrent comme son chef-d’œuvre: Stalker. Et que décrit Stalker ? Sinon une mystérieuse (et vaste) zone interdite que ses anti-héros soupçonnent d’avoir reçu la visite de créatures venues d’une autre galaxie.

Conclusion : Nous sommes peut-être en présence d’une de ces étranges fascinations collectives si bien décrites par Carl-Gustav Jung.

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E