Mon journal universitaire : trouver de bonnes idées et écrire

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Personne ne gagne de Jack Black
débarque en librairie !

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M O N   J O U R N A L   U N I V E R S I T A I R E :
T R O U V E R
   D E   B O N N E S   I D É E S
E T   É C R I R E

PAR STÉPHANE FLEURY

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[Stéphane Fleury est un jeune étudiant en Science de la Mer à l'Université de La Rochelle. Il aime beaucoup l'équitation et a décidé de nous faire partager son journal. Vous pouvez lui écrire, vous pouvez le lire, vous pouvez l'aimer, le haïr, même s'il préférerait être aimé.]

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9 mars 2004 :

Essayer de ne pas perdre et de retrouver le post-it sur lequel j’ai noté ce rêve étrange.

Compter sur les rencontres et les conversations que je vais avoir à la laverie depuis que je suis obligé d’y aller toutes les semaines.

Aux toilettes, se pencher avec plus d’attention sur les notices des produits de nettoyages.

Quand je dois prendre le bus, m’asseoir aux places réservées, dissimuler mes béquilles et attendre qu’une vieille personne me demande, des yeux, ma place. Rester sourd aux manifestations verbales de son mécontentement, puis sortir avec faiblesse les béquilles.

Sur le bord de la piscine, prendre le temps de parler aux surveillants de baignades.

Penser à mettre en marche mon dictaphone quand je prends seul mon repas du soir.

Téléphoner à un ami bavard, lui dire la bonne idée que je viens d’avoir. Attendre quelques jours, lui demander ce dont il se souvient. Prendre des notes.

Arrêter de tout ramener au sexe. Au sexe théorique.

Discuter avec les chauffeurs de taxi de nuit, même si je n’ai pas assez pour prendre le taxi.

Faire semblant d’hésiter entre une baguette et une demi-baguette à la boulangerie, laissez passer ces vieilles dames et écouter la conversation.

Se mêler aux commentaires à la sortie des projections gratuites du mardi soir à la maison des étudiants.

Lire avec un œil distrait les journaux quotidiens que j’achète seulement pour les rubriques livres et rencontres, puis entamer spontanément une conversation sur l’actualité avec mon voisin du cours de science.

Quand je commence à comprendre que cette fille, une séduisante turque, dans le couloir de notre immeuble veut bien m'inviter à prendre le thé chez elle, lui dire que je suis d'origine grecque.

Ne pas se débarrasser des emballages de carambars aussi vite.

Compter les UV qu’ils me manquent pour passer en seconde année, l’argent qu’il me reste pour finir mon mois, les conquêtes féminines que j’aurais pu faire, les boutons qu’ils me restent encore du lycée, les jours depuis le dernier appel de ma mère, puis additionner l’ensemble et prendre à la bibliothèque un livre dont c’est la référence.

Mesurer la largeur de cette chambre qui me sert de piaule, puis essayer simultanément d’écouter les gémissements étouffés qui viennent de la droite et les bribes de paroles qui filtrent de la gauche. Ne pas essayer d’utiliser mon dictaphone.

Penser en adulte responsable et non vierge.

 

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