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Le Séducteur de Jan Kjærstad,
une merveille romanesque venue de Norvège.

Fanny Ardant invite Monsieur Toussaint Louverture
à La Grande Librairie, irréel !

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B R E F   E N T R E T I E N
A V E C   J U L I E N    C ,
L ' H O M M E   Q U I   A   V E N D U
L E   M O N D E

PAR LYDIE ROMAIN

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Q : Combien de temps avez-vous eu ce travail ?
R : Hé bien, 6 mois, de septembre à février.

Q : Faut-il une formation spéciale ?
R : Je n’oserais pas dire qu’il faut être spécial, mais il faut être un peu obstiné et endurant.

Q : Est-ce que c'est un travail d'équipe?
R : Absolument pas, j'étais le seul sur la ville. L'important c'était que les gens voit bien le monde, alors j'avais ma doudoune le monde, mes gants le monde, mon écharppe le monde et des tshirts aussi.

Q : À l'époque, vous travailliez à vendre le monde tous les jours ?
R : Non, en fait c’était plus une forme de présence la plupart du temps. Le monde essaye de se vendre surtout le vendredi. Par contre que ce soit un vendredi d’été, ensoleillé, ou un vendredi d’hiver sous la neige, ça ne change rien.

Q : Est-ce que c’était bien payé ?
R : Oui, assez. Ma rémunération n’avait rien à voir avec mes ventes, j’étais payé à la demi-journée et le double sur les salons.

Q : On vend souvent le monde sur les salons ?
R : En tout cas on essaye, salon de l’agriculture, salon du livre, fête de la tomate…

Q : Qu'est-ce que vous aimiez dans ce travail ?
R : Pouvoir voir des gens, faire le malin, la drague, en fait c'est gratifiant, vous voyez les mêmes gens tous les jours, alors on devient familié. Vous saviez qu'un vendeur du monde a écrit un livre et qu'il est devenu célèbre?

Q : Vous l'avez lu ?
R : Non.

Q : Vous lisez le monde ?
R : Ça dépend, mais en général je préfère le sud ouest au monde.

Q : Comment fait-on pour vendre le monde ?
R : Ça dépend des jours. Mais la plupart du temps on ne le vend pas.

Q : Vous aviez des consignes particulières ?
R : Des jours on rajoute un DVD, d'autres, le Herald Tribunes, un supplément économique et télé, mais ça ne change pas grand chose. Ma chef ne me disait pas d'être particulièrement souriant, elle était sympa, mais aujourd’hui le monde est invendable.

Q : Pourquoi d'après vous ?
R : Hmm… peut-être que je ne suis pas un bon vendeur.

Q : Vendre le monde c’était peut-être beaucoup pour un seul homme ?
R : Oui peut-être, surtout quand il fait froid et que les automobilistes font comme si vous faisiez la manche ou vouliez à tous prix nettoyer leurs pare brises. Mais entre nous, je n’aurai pas préféré avoir à vendre l’humanité.

Q : Qu'est-ce que vous n'aimiez pas dans ce boulot ?
R : D'avoir tout le temps la chanson de Nirvana dans la tête, vous savez The man who sold the world, je trouvais ça bien au début, mais impossible de me la sortir de la tête.

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D ' A U T R E S   P E T I T E S   C H O S E S   À   L I R E ?

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E