Quatrièmes de couverture du livre de Julien Campredon que vous ne lirez pas en quatrième de couverture du livre de Julien Campredon

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Personne ne gagne de Jack Black
débarque en librairie !

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Q U A T R I È M E S
D E   C O U V E R T U R E
D U   L I V R E
D E   J U L I E N   C A M P R E D O N ,
B O R I S   L E   B A BY L O N I E N
C O N T R E
   L ’ A L I G O T   L I T T É R A I R E ,
Q U E   V O U S   N E   L I R E Z   P A S
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D E    J U L I E N   C A M P R E D O N

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Plusieurs lecteurs du livre de Julien Campredon se sont prêtés au jeu de réécrire la quatrième de couverture. Ils l'ont fait avec bonheur, merci.


Boudu con (de Jérôme Rosso)

Si Jean-Pierre Léaud et Chantal Goya sont les enfants du Coca et de Marx, au milieu des sixties chez Godard, Julien Campredon est, lui, l’enfant bâtard de la toulousaine rue du Taur vibrant au son trop fort d’un concert punk Place du Capitole pour une Fête de la Musique imaginaire, et des Corbières lénifiantes, où il aime dégainer sa XM comme d’autres polissent amoureusement leur carte de mutilé de guerre parce que du coup, les transports sont gratuits. Julien Campredon aurait plutôt, lui, un membre en plus : un grain de haricot géant qui trotte dans sa tête, grossissant, année après année, jusqu’à occuper désormais, à l’heure où j’écris ces lignes, exactement 57,5% de son volume cérébral. La faute au Lauragais, qui produit, sur la route des Corbières, le meilleur des cassoulets, et à l’Occitan qu’il avale à vitesse grand V grâce à la méthode Assimil, ce n’est pas une blague, lui faisant rendre hommage à des aïeux parlant patois qu’il n’a pas eus.

C’est pourquoi, tout en digressions, mais de plus en plus merveilleusement ramassés (je dis ça car je suis un ami), les textes de Julien Campredon nous font prendre conscience que la vie vaut la peine d’être vécue, surtout si l’on habite Toulouse. Boudu con.

Facultatif :
Quand au service public de la SNCF, il est l’invité le plus curieux de cette aventure parisienne qui voit Julien Campredon affronter, au Salon du Livre, et le journaleux Boris, passé récemment à la télévision, « people » jetable parmi les people jetables, et les cadres culturels des maisons d’édition, sur la moquette du Parc des Expositions. Il n’est pas dit que, de cette lutte qui ne la regarde pas, la SNCF en réchappe.

Julien Campredon nous propose une aventure au Salon du Livre, événement de la diaspora littéraire française, à 75% dispersée dans le sixième arrondissement de Paris, et le reste en région. Représentant d’une minorité – auteur régional et régionaliste travaillant pour une petite maison d’édition audoise –, Julien est l’étranger au regard innocent au milieu des petits fours, stars incontestées d’un Salon qui les voit passer de bouche en bouche, avalées, ravalés, régurgités, transférés, éliminés, d’un cadre littéraire à l’autre. Fil rouge de cette découverte émerveillée : ses rencontres avec Boris le journaliste parisien, « people » exécrable et jetable, qui pourrait l’amener vers le gloire. Pourrait.
C’est ainsi que les gens vendent la culture ; sans même parler un seul mot occitan. Biétase.

 

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Les dessous de l’Aligot (de Pascal B.)

Un jeune homme de bonne famille monte à Paris et découvre ses premiers émois sexuels lors du Salon du Livre. Au travers d’une passion homosexuelle contrariée, le narrateur mené par le sulfureux Boris va goûter aux tentations de la grande Babylone. De rapports dominateurs gérontophile à la partouze du bouquet finale, le lecteur découvrira dans ce western sexuel un décor campagnard et viril.

« Des femmes-enfants de quarante ans, se tordaient les poignets car elles avaient beau proposer de les sucer, beaucoup d’éditeurs nus portaient des chapkas. Renards argentés ils venaient plonger leurs barbes grumeleuses dans l’entrejambes d’hôtesses serviables. Pareilles aux plus généreuses des vasques faisant le poirier, elles leur offraient un sexe débordant de caviar. Tout en essuyant mon front moite avec le string de la statue grecque, je commence à peine à réaliser… »

Julien Campredon pourrait bien être en vérité le gérant de la boîte de nuit « Le Puby » à Narbonne. Découvert lors du concours national de la nouvelle pornographique en Aude, après Viriginie Despentes et Catherine Millet, il est le nouveau torero de la sex-littérature.

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La poésie de l’intime (de Christian M.)

« Je dois repartir demain, bien que la semaine dernière affleure mon souvenir en un simple hier : alors, j’arrivais à peine à Austerlitz »

La langue française est, pour le premier lauréat du prix du Liminaire 1999, une authentique histoire d’amour ; une histoire qui, tandis qu’elle nourrit son œuvre, façonne une vision poétique et, paradoxalement, ouvre de nouvelles perspectives à ce que peut devenir la littérature latine française. Julien Campredon aime à se définir comme un héritier toulousain des Lumières, convaincu que « l’universalité par le particularisme » est autant un dessein politique que culturel.
Voilà le narrateur « total » livré ici, confronté à son ambition, ses doutes, et la dureté d’un monde littéraire qui l’ignore. Il y traverse le Salon du livre de Paris, étal de sang et de génie, en chevauchant les obstacles les plus fratricides, en s’immisçant dans les interstices artistiques les plus prometteurs ; puis avec la conscience d’un sage, il trouve, in fine, aux confins de cette création convulsive et prédatrice, sa juste place.

Julien Campredon est le premier Lauréat du prix du Liminaire. Il vit en France.

 

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La nouvelle de la Révélation (de Charlotte C.)

Boris le Babylonien contre l’Aligot Littéraire est le livre évènement le plus important de notre époque, bien que reçu surnaturellement et en silence par la critique. Voilà un puissant appel à la liberté et au bouleversement, lancé à l’homme enchaîné à un système de valeurs fausses et de pouvoirs, soumis au mensonge, à l’inégalité, à la violence et à la mort après les décennies d’hégémonie des livres d’Annie Saumon (« la papesse de la nouvelle française »)

Si beaucoup de ceux qui découvrent Boris le Babylonien contre l’Aligot Littéraire ne doutent pas qu’il annonce un grand changement, ceux qui empêchèrent pendant dix ans sa diffusion en doutent encore moins. Il y a en fin de ce livre un glossaire irrésistible qui attire nécessairement la sympathie du lecteur. Jusqu’à présent, seuls quelques privilégiés ont pu lire cet ouvrage. Aujourd’hui, on voit poindre au comptoir des librairies des piles de « Boris le Babylonien » ; des âmes de lecteurs renaissent ! La foi en un idéal ressuscite et anime des lecteurs qui n’en avaient plus, qui ne croyaient plus que l’avenir du livre puisse dépendre d’eux.

    

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De la bonne recette de l’Aligot Littéraire (d’Isabelle Herné)

Une vie entière passée à l’amélioration de la cuisine littéraire, derrière les fourneaux de belles anthologies de nouvelles ou simplement de ce petit livre, déjà devenu essentiel, Julien Campredon est un des membres de ce nouveau mouvement – connu de lui seul pour l’instant – l’Aligot Littéraire.

Chômeur de génie, né à Montpellier, il n’a jamais oublié sa terre natale, ni l’accent particulier de sa cuisine. Erudit plein d’humour, éloquent sans emphase, philosophe du bien vivre, Julien Campredon sait tout.
Un glossaire succulent, avec LA recette de l’Aligot par Eric Bonnet lui-même, des digressions sur la nécessité de l’ail et de l’utilité des Costelons… Recettes, anecdotes, histoires, c’est la culture occitane au gras de canard que Julien Campredon réveille, commentée et complétée dans ce livre.

Bible incontestée de la cuisine et des salons littéraires, écrit en 2005, « Boris le Babylonien contre l’Aligot Littéraire » vous invite à découvrir les vraies richesses de la table aux livres.

 

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Analyse systémique de la dialectique du stand (de Jacques Rounae)

L’Aligot Littéraire peut-il sauver le monde littéraire ? Comment assurer la promotion d’un nouveau concept d’écriture ? Comment intégrer les sphères parisiennes de la culture ? Comment réussir à glisser des obscénités dans un style ampoulé ?

Doté d’un glossaire très complet ce livre, au-delà de l’histoire, au-delà du pamphlet, est un guide littéraire indispensable. La culture identitaire régionale aussi nécessaire soit-elle à la survie intellectuelle au-delà du limès orléanais, a besoin d’une interaction avec le milieu parisien. Ce livre qui repose sur une longue expérience des salons littéraires et de la vie au sud de la Loire, examine les processus de rapprochement d’une société culturelle française profondément fracturée. Il propose des clefs de lectures et donne aussi des pistes d’action aux responsables d’éditions et aux citoyens engagés dans la construction d’une réelle politique éditoriale.
En décrivant l’étonnant pouvoir d’influence des maisons d’édition parisiennes, au regard des modestes moyens de l’édition indépendante provinciale, Julien Campredon jette la base d’une participation plus active des lecteurs citoyens.

Julien Campredon, juriste de formation s’est spécialisé en Histoire du Droit et des Institutions. Il a travaillé dans un centre d’art contemporain et s’est déjà entretenu avec la femme de Daniel Pénac.

 

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Le vieux salon du livre (de Serge Pey)

De retour du salon du livre de Paris, l’opposant littéraire qu’est le narrateur de cette histoire fait défiler en son souvenir l’histoire de ce salon initiatique. Lui reviennent anecdotes et flash-back.
Dans son train de retour le narrateur se remémore les combats que lui a coûté sa pénétration du milieu clos de la littérature parisienne.
Julien Campredon, quant à lui, définit cette magistrale œuvre romanesque de 48 pages comme le portrait « d’une génération qui a voulu réaliser le rêve  d’une vie meilleure au salon du livre de Paris ».

Julien Campredon est né en 1978. Il a obtenu le prix littéraire de Saint-Bonnet Les Oules et fait partie des quelques écrivains qui sont lus et appréciés aussi bien rue de L’Etoile que rue Riquet (à Toulouse). Son œuvre, très ancrée dans l’actualité contemporaine locale, est toujours marquée d’une vibrante actualité littéraire.

 

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La médiocrité paysanne (de Laurent Latour)

Enfin ! Enfin un livre qui ose aborder le sujet de la misère culturelle et intellectuelle de la vie provinciale. Car nous avons beau l’oublier chaque jour en lisant la presse gratuite dans le métro, mais des gens vivent vraiment dans des bleds à la localisation improbable et qui sont, qui le croirait, nos concitoyens ? Qui se douterait que, alors qu’il embrasse d’un regard serein le doux cours de la Seine, des gens vivent et travaillent à Villefranche de Lauragais ? Et ce n’est pas une blague ! Ces pauvres gens en viennent parfois à se prendre pour des poètes… Voilà donc un jour un de nos bouseux qui ne parle même pas le français mais un sabir local qui décide monter à « la Capitale », encouragé par la réussite d’un de ses amis qui est devenu journaliste à Paris, pour présenter ses divagations littéraires au Salon du Livre, Porte de Versailles.

Julien Campredon, dans cette nouvelle très lucide, se moque de son narrateur, figure de l’éternel paysan, qui cherche à se faire remarquer des gens de la ville. Cette fiction pause néanmoins une question sous-jacente qui, si elle prête à rire, ne devrait pas laisser le lecteur indifférent. Comment s’étonner de la médiocrité provinciale tant que nous maintiendrons l’enclavement de ces braves bougres perdus dans leurs contrées qui au fond ne sont bonnes qu’à y passer une semaine en Juillet ?

Mais disons le tout de go, se moquer des ploucs et du terroir a toujours été agréable, et l’on aurait tord de se priver de la lecture de Boris le Babylonien contre l’Aligot Littéraire. Il s’agit d’une satire cruelle qui nous rappelle qu’à l’époque de l’Europe et de la mondialisation, un région comme l’île de France ne peut à elle toute seule supporter un pays d’arriérés.

Julien Campredon est un de ces intellectuels prisonnier en Province, qui la déteste et, notez bien, celle-ci le lui rend bien.

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
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