Tina Brown Celona

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Personne ne gagne de Jack Black
débarque en librairie !

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T I N A   B R O W N   C E L O N A

PAR JUSTINE MALLE

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[Justine Malle a traduit avec beaucoup de talent et pour la première fois en français des poèmes de Tina Brown Celona, mais qui est-elle exactement?

Justine est née en 1974. Après un bref détour par une université américaine et d'interminables études de philosophie à la Sorbonne, elle s'est mise à la traduction (Mystery Train, de Greil Marcus, avec Héloïse Esquié, Dead Elvis, du même Greil Marcus aux éditions Allia; Dead Man de Jonathan Rosenbaum et Le Violent, de Dana Polan, aux éditions de la Transparence) et au documentaire (Carnets de Shanghai en 2003; Lumière d'avril en 2004).]

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Tina Brown Celona est née en 1974 d’une mère vietnamienne et d’un père américain diplomate. Elle a vécu à Tokyo, Kuala Lumpur, Paris et Washington. Diplômée en lettres de Brown University, dans le Rhode Island, elle a rejoint le prestigieux département de «creative writing» de l’université d’Iowa. Renonçant à une carrière universitaire, elle s’est ensuite lancée avec son mari dans l’agriculture biologique, espérant concilier cette activité avec l’écriture. Elle vit actuellement à Boston.

Je l’ai connue à Brown University en 1992. Avant même de lire ce qu’elle écrivait, je fus frappée par sa manière intensément poétique d’être au monde. Son rapport aux objets les plus prosaïques semblait médité, sans jamais être précieux, par une espèce de curiosité fascinée qui les dépouillait de leur utilité immédiate et leur conférait un statut propre d’objets du monde, les révélant en quelque sorte.

Il me semble que ses poèmes sont la traduction de ce recul captivé, à la fois inquiet et séduit, devant la quotidienneté, ses expressions toutes faites, ses réflexes conditionnés, ses objets usuels. Cela va avec beaucoup d’ironie, un humour perçant, mais aussi tout son contraire: un lyrisme tendu, à vif, un étonnement douloureux devant la séduction de la trivialité.

Car le feint détachement avec lequel Tina Celona traduit son expérience de l’étrangeté du monde laisse transparaître les accents d’un désespoir d’une violence inouïe. C’est la radicalité de ce désespoir, sa dureté étincelante qui, d’après moi, donne à ces poèmes leur énergie et leur beauté poignante. 

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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E