« Le lecteur doit bien examiner, avant de poursuivre la lecture,
si ce sujet ne heurte pas ses convictions personnelles et est conforme
aux lois de son pays.
1. -Veuillez accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite,
mes meilleurs voeux pour un environnement plus sain, une société
plus responsable, une vie heureuse et sans stress et d'agréables
vacances d'hiver, dans le respect des pratiques et traditions de la
religion de votre choix (ou de vos pratiques laïques de substitution),
et aussi dans le respect des traditions (ou pratiques laïques
de substitution) des autres, ou même en l'absence de traditions
ou pratiques.
2. -Ces voeux concernent aussi votre accomplissement personnel, votre
réussite professionnelle, votre bonne santé, pour la
survenance de cette nouvelle année (suivant le calendrier généralement
accepté, sans que cette acceptation puisse être considérée
comme un manque de respect pour le calendrier de votre religion ou
de tout autre calendrier laïque de substitution).
3. -Ces voeux vous sont adressés sans considération
de votre race, religion (ou de son absence), de votre âge, nationalité,
sexe, couleur, orientation sexuelle, ou habilité physique.
4. -Ces voeux sont limités au seul lecteur, pour son usage
exclusif, et ce, pour une période d'un an, ou jusqu'à
la survenance d'une autre période de souhaits, au plus tôt
des deux événements.
5. -Cette occasion de souhaits n'est et ne doit pas être considérée
comme limitée aux célébrations judéo-chrétiennes,
ou aux célébrations de quelque organisation, groupe,
communauté ou individualité que ce soit (ou même
à leur absence).
Notes importantes :
En acceptant mes voeux, vous acceptez les termes suivants:
a) Ces voeux peuvent être repris à tout moment à
ma seule initiative, pour quelque raison que ce soit, ou même
sans raison aucune.
b) Le lecteur bénéficiaire ne saurait en aucun cas en
réclamer ou en exiger la reprise ou l'échange.
c) Ils ne peuvent être transférés que sans aucune
altération du message original.
d) Ces voeux ne comportent aucun engagement du rédacteur quant
à leur réelle efficacité pour leur lecteur.
e) Le rédacteur ne saurait être tenu comme responsable
(pour quelque raison que ce soit) de tout événement
(ou absence d'évènement) qui ne serait pas conforme
aux souhaits adressés.»
* * *
LONDRES (AFP) - Furieux de ne pas avoir trouvé
d'argent dans une lettre qu'il avait ouverte, un postier britannique
a finalement renvoyé le courrier à ses destinataires,
en y joignant un mot d'insultes soigneusement dosé.
"Cher client, nous avons dû ouvrir cette lettre pour
vérifier qu'elle ne contenait pas d'argent liquide ou une carte
de crédit, mais il n'y avait rien, alors vous pouvez récupérer
votre courrier de merde", affirmait le petit mot joint à
la lettre finalement reçue par William et Grace, un couple
de septuagénaires britanniques, vendredi dernier.
"La prochaine fois, assurez-vous qu'il y a de l'argent !!
Amitiés. Royal Mail", concluait ce message rédigé
à la main par un postier, joint au courrier original, qui remerciait
le couple pour avoir participé à une manifestation organisée
à l'église locale.
Très choqués par le contenu de cette lettre, arrivée
qui plus est avec un mois de retard, William Kill, 72 ans, et son
épouse Grace, 69 ans, ont reçu un mot d'excuse du Royal
Mail, la poste britannique. Mot accompagné d'un bouquet de
fleurs.
Un porte-parole du Royal Mail a assuré mardi qu'une enquête
allait être ouverte sur cet incident.
* * *
FOOT ET CRISES CARDIAQUES - Selon une étude très
sérieuse paru dans une revue médicale anglaise (Heart),
le jour de la finale opposant les Bleus au Brésil en juillet
1998, regardée par 24 millions de téléspectateurs,
23 hommes sont décédés par arrêt cardiaque
en France contre une moyenne de 33 pendant les cinq jours précédant
et suivant ce match.Selon le docteur Frédéric Berthier,
professeur de médecine à Nice et auteur de cette communication,
cela s'expliquerait par une baisse du niveau de stress. La moindre
activité, ce jour là, combinée à l'euphorie
engendrée par la finale aurait put aboutir à un niveau
de stress moindre.
* * *
LE PÈRE NOËL EXISTE-T-IL VRAIMENT ? - Il
y a approximativement 2,52 Milliards d’enfants (moins de 18
ans) sur Terre.
Cependant, comme le Père Noël ne visite pas les enfants
Musulmans, Juifs ou Bouddhistes (sauf peut-être au Japon), ceci
réduit la charge de travail pour la nuit de Noël à
15% du total, soit 378 Millions d’enfants. En comptant une moyenne
de 3,5 enfants par famille, cela revient à 108 millions de
maisons, en présumant que chaque foyer possède au moins
1 enfant sage.
Le Père Noël dispose d’environ 31h de labeur dans
la nuit de Noël, grâce aux différents fuseaux horaire
et à la condition qu’il voyage d’Est en Ouest,
ce qui parait d’ailleurs logique. Cela revient à 967,74
visites par seconde.
Cela signifie que pour chaque foyer Chrétien (ou non croyant)
contenant au moins enfant sage, le Père Noël dispose d’environ
un millième de seconde pour parquer le traîneau, sauter
en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les
chaussettes, distribuer le reste des présents au pied du sapin,
déguster les quelques friandises laissées à son
intention, regrimper dans la cheminée, enfourcher le traîneau
et passer à la maison suivante.
En supposant que chacun de ces 108 millions d’arrêts sont
distribués uniformément à la surface de la Terre
(hypothèse que nous savons fausse, bien sûr, mais que
nous accepterons comme première approximation), nous devrons
compter sur environ 1,4 km par trajet. Ceci signifie un voyage de
151 200 000 km environ, sans compter les détours pour ravitailler
ou faire pipi.
Le traîneau du Père Noël se déplace donc
à 1355 km par seconde (et ce sans tenir compte du temps écoulé
entre le moment où le père Noël quitte son traîneau
et le reprend, ce qui augmenterait alors encore sa vitesse de déplacement),
soit 3764 fois la vitesse du son, à un petit chouya près.
À titre de comparaison, l’engin le plus rapide fabriqué
par l’homme, la sonde spatiale Ulysse, se traîne à
49 km par seconde et un renne moyen peut courir au mieux de sa forme
à 27 km à l’heure.
La charge utile du traîneau constitue également un élément
intéressant. En supposant que chaque enfant ne reçoit
rien de plus qu’une boite de Lego moyenne (1 kg environ), le
traîneau supporte plus de 108.000 tonnes, sans compter le poids
du Père Noël lui-même. Sur Terre, un renne conventionnel
ne peut tirer plus de 150 kg. Même en supposant que le fameux
« renne volant » serait 10 fois plus performant, le boulot
du Père Noël ne pourrait jamais s’accomplir avec
8 ou 9 bestiaux : Il lui en faudrait 720000. Ce qui alourdit la charge
utile, abstraction faite du poids du traîneau, de 54 000 tonnes
supplémentaires (si on admet qu’un renne pèse
75 kg, bien qu’il doit en peser plus), nous conduisant à
tout bonnement 7 fois le poids du Prince Albert (le bateau, hein,
pas le monarque).
162 000 tonnes voyageant à 1355 km par seconde créent
une énorme résistance à l’air. Celle-ci
ferait chauffer les rennes, au même titre qu’un engin
spatial entrant dans l’atmosphère terrestre. Les deux
rennes de tête de convoi absorberaient une énergie calorifique
ahurissante. En bref, ils flamberaient quasi-instantanément,
exposant dangereusement les deux rennes suivants. En effet, la meute
entière serait complètement vaporisée en 4,26
millièmes de secondes, soit juste le temps pour le Père
Noël d’atteindre la 5ème maison de sa tournée
(ou plutôt de repartir de la 4ème).
Pas de quoi s’en faire de toute façon puisque le Père
Noël, en passant manière fulgurante de 0 à 1355
km par seconde en moins d’1 millième de secondes, serait
sujet à des accélérations allant jusqu’à
97 930 G’s (sprouitch !). Un Père Noël de 125 kg
(ce qui semble ridiculement mince) se retrouverait plaqué au
fond du traîneau sous l’effet d’une énergie
cinétique de 114 451 Milliards de Joules, écrabouillant
instantanément ses os et ses organes et le réduisant
à un petit tas de chair rose et tremblotante.
C’est pourquoi, si le Père Noël a existé,
il est mort maintenant.
Joyeux Noël.
* * *
LONDRES (AFP) - Les services secrets britanniques avaient
conçu des plans secrets pour attaquer l'URSS avec des pigeons
chargés d'explosifs ou d'armes biologiques, selon des archives
publiées vendredi.
"Mille pigeons transportant chacun une charge de deux onces
(environ 56 grammes) dans une capsule explosive sur 100 à 200
miles (160 à 320 km) de distance et se posant sur une cible
pourraient causer une surprise de taille" à l'ennemi,
écrivait au début de la Guerre froide le lieutenant-colonel
William Rayner.
D'autres projets envisageaient notamment le largage de pigeons par
fusée, ou l'entraînement des oiseaux pour les faire s'abattre
chargé d'explosifs sur des projecteurs de défense aérienne
(DCA).
William Rayner, responsable des pigeons au sein de la Royal Air Force
(RAF), s'appuyait sur les travaux d'un universitaire américain,
le professeur Yeagley, qui pensait que les pigeons pourraient se diriger
en suivant le champ magnétique terrestre.
Les réflexions du MI5 pour conserver un usage militaire aux
pigeons, rendus obsolètes par la radio et le téléphone,
ont débuté en 1946 et cessé en 1950.
Les théories de William Rayner n'étaient cependant pas
partagées par le MI5 et les expérimentations ont cessé
en 1950, en partie à cause d'un différend budgétaire
entre l'armée et les services secrets.
* * *
AMSTERDAM (Reuters) - Pris de remord, un cambrioleur
a laissé derrière lui un petit mot dans lequel il s'excusait
et promettait un futur don, après avoir réalisé
qu'il se trouvait dans les bureaux d'une organisation caritative.
"Je n'ai pris que quelques biscuits et mangé des oeufs
de Pâques", écrit le voleur dans la note laissée
sur un bureau d'Humanitas, un organisme néerlandais s'occupant
de personnes âgées, à Arnhem, près de la
frontière entre les Pays-Bas et l'Allemagne.
"Quand ça ira mieux pour moi, je ferai une donation
sur votre compte", poursuit cet homme d'exception.
Humanitas précise ne pas avoir l'intention de porter plainte.
"Évidemment, un cambriolage, c'est embêtant
mais c'est réconfortant de penser qu'il existe encore des bons
voleurs", peut-on lire sur le site web.
* * *
ELVIS PRESLEY (par Olivier Malnuit, Technikart)- Lorsqu'il
décida d'en finir avec la vie, par une savante indigestion
de barbituriques et de banana-splits, Presley ne se doutait pas que
d'autres après lui chanteraient encore et toujours "Love
me tender". Que de nouveaux Elvis, plus minces et mieux
habillés, profiteraient de leurs mèches rebelles, pour
se lancer dans la production de compiles de jazz pornographique, l'édition
de logiciels pour raves d'appartement ou la sonorisation des ascenseurs.
C'est ce qui ressort aujourd'hui d'une étude suprenante, menée
par deux chercheurs des universités de Barcelone et du Massachussets,
James Garriga et Alexander Vilenkin, tous deux persuadés que
non seulement le King est toujours vivant, mais un nombre infini d'Elvis
continue de brailler "Bebop a lula" dans les moindres
recoins de l'univers. Leur théorie repose curieusement sur
celle du big-bang et d'un savant calcul de probabilités historiques.
Pour ces deux chercheurs, férus de rock'nroll et de physique
quantique, le nombre de variantes de l'histoire est en effet énorme,
mais parfaitement calculable. Ce qu'on appelle souvent à tort
le destin, reposerait en réalité sur un échantillon
de scénarios distincts, compris entre 10 et 150 milliards.
A la différence de l'univers, dont l'expansion s'est faite
si rapidement qu'il contient un nombre infini de galaxies et d'étoiles
différentes, l'actualité suit inexorablement un schéma
pré-établi dont les déroulements ont déja
eu lieu quelque part.
Comme l'affirme un proverbe populaire, l'histoire se répète
donc inlassablement, avec pour chaque événement une
version différente dont un super-ordinateur aurait pu écrire
la conclusion. Poussant leur raisonnement jusqu'aux confins de la
galaxie, James Garriga et Alexander Vilenkin estiment que différents
clones d'Elvis bouleversent actuellement la musique et la technique
du déhanchement public, dans un nombre incalculable de mondes
parallèles, séparés entre eux par des distances
si vaste que la lumière peine à en effleurer les contours.
Si sur Orion, le King risque fort de sortir aussi avec la fille du
colonel Parker, rien ne permet d'affirmer qu'il ne sera pas un jour
ministre de la fonction publique ou la nouvelle passionaria bleutée
du bareback. Pour les deux scientifiques, seul le déroulement
de l'histoire change, jamais les causes, ni la raison d'être.
Autrement dit, Coluche, lui aussi, est probablement vivant dans la
galaxie d'Andromède, mais il ne fait pas de moto et se fout
comme de son premier vaisseau à eau des sans-domicile fixe.
Dans une banlieue lointaine de Vénus, les dinosaures ont peut-être
survécu et inventé l'automobile avant de se recycler
dans l'épicerie bio et la bourse en ligne. Probable également
que certaines étoiles aient connu leur Hitler ou leur Mussolini,
à cette différence près qu'il ont gagné
la guerre et transformé la voie lactée en parc à
blondes. "Je trouve finalement tout ça assez déprimant",
déclarait récemment Alexander Vilenkin à un journaliste
du "New-Scientist".
Ce qui l'est moins, c'est finalement l'idée que l'inconnu n'existe
pas, qu'à terme notre perception de l'avenir est quantifiable
et mémorisable. Selon Garriga et Vilenkin, seuls la distance
et l'infini de l'univers dépassent les capacités d'analyse
de nos cerveaux, voire de nos âmes. Un jour, nos ordinateurs
auront par élimination les moyens d'anticiper le futur, comme
nous prévoyons déja les orages et la météo.
Nous pourrons dresser le planning mondial de la semaine prochaine,
en tachant - pourquoi pas - d'éviter au passage les génocides
et les gueules de bois.
Mais jamais nous ne serons capables de mesurer ni même imaginer
cet infiniment long et sombre qui compose l'univers. Au moment où
Ronald Mallet, un physicien du Connecticut, prétend avoir mis
au point la première machine à remonter le temps à
base de fragments de lumière reconstitués, nous ne savons
plus qu'une chose : quelquepart, tout près, Elvis chante
toujours "Are you lonesome tonight ?". Et
nous avons raison de nous boucher les oreilles.
* * *
STAR WARS - Un auteur anonyme qui n'appréciait
pas la version du Star-Wars Episode I, a tout simplement remonté
le film grace à un simple ordinateur.
Et selon, ceux qui ont vu le résultat, (dont certains des techniciens
qui ont travaillé à l'élaboration de l'oeuvre
originale), cette nouvelle édition est encore plus forte que
la première et respecte complètement la magie du premier
film !
George Lucas chercherait, dit-on, à le rencontrer pour lui
proposer d'intégrer son équipe, mais le jeune homme
qui vient de monter sa propre société d'édition
(bien justement nommée :) The Phantom Editor, compte désormais
diffuser son travail en un coffret exclusif, et peut-être ainsi
inciter la concurrence à l'engager.
* * *
DES DANGERS DE LA PAUSE CAFÉ - "De minuscules
fauteurs de troubles, dont certains, tel E. coli, donnent carrément
des frissons, se multiplient allègrement faute d'un lavage
correct des tasses ou d'une désinfection convenable de l'évier
ou du plan de travail dans la plupart des bureaux", signale
le Toronto Star. Charles Gerba et Ralph Meer, chercheurs, ont analysé
les tasses et cafetières de 12 bureaux. Environ 40 % des tasses
et 20 % des éponges ramassées dans les éviers
abritaient des coliformes, dont la parfois dangereuse E. colt. "En
général, cela révèle un défaut
d'hygiène", dit M. Gerba. L'article conclut: "En
l'absence de machine a laver la vaisselle, les tasses doivent être
lavées a l'eau chaude et savonneuse, puis passées a
l'eau de Javel diluée ou a un autre désinfectant. Les
chiffons et les éponges doivent être lavés régulièrement."
* * *
MAUVAISE ANNÉE (1997) POUR LES VOYANTS - Si
l'on en croit la Nassauische Neue Presse, un journal de Francfort,
les voyantes allemandes ont été frappées de "cécité"
en 1997. Sur les quelque 70 prédictions analysées par
l'Association pour l'étude scientifique des sciences parallèles
(OWUP), pas une seule ne s'est réalisée. Les extralucides
n'ont prévu aucun des événements vraiment surprenants
de l'année. Personne, par exemple, n'avait annoncé la
mort brutale de la princesse Diana. Prudents, de nombreux voyants
n'essaient plus de discerner que les grandes tendances, comme l'insécurité
économique ou les tensions politiques: "des choses
que n'importe quel lecteur de la presse aurait pu deviner de toutes
façons", raille Edgar Wunder, membre de la GWUP.