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Le Séducteur de Jan Kjærstad,
une merveille romanesque venue de Norvège.

Fanny Ardant invite Monsieur Toussaint Louverture
à La Grande Librairie, irréel !

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U N E   O U V E R T U R E
S U R
   L E   C I E L

PAR JOHNNY ICKSE

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Les souvenirs sont parfois déroutants. L'apparition d'un détail, d'une image, et pourquoi pas d'une personne, survient dans le quotidien de l'enfant, devenu adulte ; il lui revient une série d'émotions incertaines témoignant d'un temps largement passé, un temps où le besoin de mémoire ne se faisait pas encore sentir et qui, pourtant, enregistrait l'expérience, instinctivement, sans paroles, sans gestes.

Il suffit d'un week-end fatigant, d'un retour en voiture, d'un besoin de s'allonger sur la banquette arrière en livrant sa confiance au conducteur, il suffit que le sommeil s'échappe dans les mouvements saccadés du véhicule, il suffit que les yeux s'ouvrent doucement, dans cette atmosphère légère qui relie le rêve et la réalité, il suffit de voir, au-dessus, défiler les nuages et les lignes électriques, et le monde enfantin tout entier s'offre à nouveau, après une telle absence, que la première émotion ressemble au soulagement.

Combien de nuages ont donc laissé passer des repos similaires ? Quelles pensées traversent ces esprits abandonnés qui regardent, à travers la vitre, passer une vie qui les ignore encore ? Combien d'animaux, d'églises, de sommets, de camions ? Combien d'hommes et de femmes attendant l'autocar ? Qui voyait l'enfant ? Qui s'en souvient ?

Samedi 17 janvier 2004 : 23h30 - 23h50

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U N E   E N V O L É E
V E R S   L E   C I E L

PAR JOHNNY ICKSE

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Les souvenirs sont parfois dégoûtants. L'apparition d'un détail, d'une image, et pourquoi pas d'une personne, survient dans le quotidien de l'enfant, devenu adulte ; il lui revient une série de sensations incertaines témoignant d'un repas légèrement mal passé, un repas où le besoin de retour se faisait sentir et qui, pourtant, avait été pris, tranquillement, sur le bord d'une autoroute déserte.

Il suffit d'un week-end bien arrosé, d'un retour en voiture, d'un besoin de s'allonger sur la banquette arrière en livrant sa confiance à celui qui fait semblant de ne pas boire, il suffit que l'estomac suivent les mouvements saccadés du véhicule, il suffit que les yeux s'entrouvrent doucement, dans cette atmosphère légèrement mouate qui rappelle que dormir, c'est aussi transpirer, il suffit de voir, au-dessus, défiler les nuages et les lignes électriques, et le monde enfantin tout entier s'offre à nouveau, après une telle absence, que la première émotion ressemble au soulagement.

Combien de breuvages ont donc laissé passer des retours similaires ? Quelles enzymes traversent ces estomacs malmenés qui partent, à travers la fenêtre, finir leur vie dans le nid d'une poule ? Combien de crèmes au beurre, d'huîtres laiteuses, de choucroutes, de sorbets ? Combien d'hommes et de femmes se penchant derrière l'autocar ? Qui nettoyait l'enfant ? Qui s'en souvient ?

Mercredi 21 janvier 2004 : 21h30 - 21h50

 

D ' A U T R E S   2 0   M I N U T E S

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D ' A U T R E S  T E X T E S   M . T . L

 

Aux sacs plastiques des supermarchés par Martine Prunier.
23 décembre 1994 par Julien Roumette.
20 minutes avant impact par Benoît Benzéne.


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V O U S   Ê T E S   S U R   L E    S I T E   D E S   É D I T I O N S
M O N S I E U R   T O U S S A I N T   L O U V E R T U R E