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Karoo est un salaud
mais la presse l’adore.
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U N E O U V E R T U R
E
S U R L
E C I E L
PAR JOHNNY
ICKSE
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Les souvenirs sont parfois déroutants. L'apparition
d'un détail, d'une image, et pourquoi pas d'une personne, survient
dans le quotidien de l'enfant, devenu adulte ; il lui revient une série d'émotions
incertaines témoignant d'un temps largement passé, un temps où
le besoin de mémoire ne se faisait pas encore sentir et qui,
pourtant, enregistrait l'expérience, instinctivement, sans paroles,
sans gestes.
Il suffit d'un week-end fatigant, d'un retour en voiture,
d'un besoin de s'allonger sur la banquette arrière en livrant sa confiance au
conducteur, il suffit que le sommeil s'échappe dans les mouvements
saccadés du véhicule, il suffit que les yeux s'ouvrent
doucement, dans cette atmosphère légère qui relie
le rêve et la réalité, il suffit de voir, au-dessus,
défiler les nuages et les lignes électriques, et le monde
enfantin tout entier s'offre à nouveau, après une telle
absence, que la première émotion ressemble au soulagement.
Combien de nuages ont donc laissé passer des
repos similaires ? Quelles pensées traversent ces esprits abandonnés
qui regardent, à travers la vitre, passer une vie qui les ignore
encore ? Combien d'animaux, d'églises, de sommets, de camions
? Combien d'hommes et de femmes attendant l'autocar ? Qui voyait l'enfant
? Qui s'en souvient ?
Samedi 17 janvier 2004 : 23h30 - 23h50
* * *
U N E E N V O L É
E
V E R S L E C I
E L
PAR JOHNNY
ICKSE
- - - -
Les souvenirs sont parfois dégoûtants.
L'apparition d'un détail, d'une image, et pourquoi pas d'une
personne, survient dans le quotidien de l'enfant, devenu adulte ;
il lui revient une série de sensations incertaines témoignant
d'un repas légèrement mal passé, un repas où
le besoin de retour se faisait sentir et qui, pourtant, avait été
pris, tranquillement, sur le bord d'une autoroute déserte.
Il suffit d'un week-end bien arrosé, d'un retour
en voiture, d'un besoin de s'allonger sur la banquette arrière
en livrant sa confiance à celui qui fait semblant de ne pas
boire, il suffit que l'estomac suivent les mouvements saccadés
du véhicule, il suffit que les yeux s'entrouvrent doucement,
dans cette atmosphère légèrement mouate qui rappelle
que dormir, c'est aussi transpirer, il suffit de voir, au-dessus,
défiler les nuages et les lignes électriques, et le
monde enfantin tout entier s'offre à nouveau, après
une telle absence, que la première émotion ressemble
au soulagement.
Combien de breuvages ont donc laissé passer
des retours similaires ? Quelles enzymes traversent ces estomacs malmenés
qui partent, à travers la fenêtre, finir leur vie dans
le nid d'une poule ? Combien de crèmes au beurre, d'huîtres
laiteuses, de choucroutes, de sorbets ? Combien d'hommes et de femmes
se penchant derrière l'autocar ? Qui nettoyait l'enfant ? Qui
s'en souvient ?
Mercredi 21 janvier 2004 : 21h30 - 21h50
D ' A
U T R E S 2 0 M I N U T E S
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