C’est pas dur de faire le malin avec les potes
devant un film, mais quand tu te retrouves dans le noir avec la fille
c’est autre chose.
- C’est facile tu verras.
- On peut pas allumer la lumière j’y vois que dalle là.
- Non c’est vulgaire ; mieux vaut ne rien y voir et laisser aller
nos imaginations.
Oui sauf que là c’est pas d’imagination dont j’ai
besoin mais de sens pratique. Est ce que c’est profond ? Jusqu’où
puis-je aller avec les doigts ? Je n’ose même pas poser
ces questions c’est bien trop « vulgaire ».
- C’est ta première non ?
- Ah non moi je suis en Terminale tu sais.
- Ah, ah…très drôle.
- Pour tout te dire c’est ma première oui et toi ?
- Non, non. T’inquiètes pas. C’est facile tu verras.
Voir à présent je ne le peux pas, alors conjugué
au futur…je vois pas non.
Voilà le problème de la capote maintenant. Ah c’est
bon c’est enfilé.
- Oui tu y es presque là, c’est bien vas-y…hum…oui…voilà
tu vois je te disais, c’est facile.
- Je fais quoi maintenant ?
- Ben tu peux commencer à bouger vas-y.
- D’accord.
Je pensais pas que c’était comme ça : c’est
dur et glissant à la fois, et puis ça fatigue je savais
pas.
- C’est bon tu as fini ?
- Ben oui.
- Mais je t’ai pas entendu…tu as pas crié ?
- Non pourquoi ?
- Il faut crier ! A la fin il le faut, c’est ainsi.
- Ah bon !
Je rallume.
- Oui en plus tu sais c’est plus excitant.
- Ah oui j’imagine c’est sûr.
- Viens…
Je saute sur le lit.
- Viens éteints la lumière et montre-moi comment tu cries.
Tu vas voir c’est facile.